Les diètes nous font perdre du temps et de l’argent… seulement

Une chronique de l'Association pour la santé publique du Québec

Pour plusieurs, printemps rime avec remise en forme, perte de poids, «bikini body», cure de détoxification… Le 6 mai dernier avait lieu la journée mondiale sans diète, conçue pour dénoncer les pièges tendus par l'industrie de l'amaigrissement qui engrange des milliards de dollars annuellement. Comme quoi les insuccès à répétition d'une clientèle, ça peut rapporter gros...

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Un exemple à suivre

Heureusement, les temps changent et évoluent. Ainsi, dès le mois d’octobre prochain, la France a pris la décision d’obliger l’ajout de la mention « photo retouchée » sur toute image modifiée dans le but d'affiner ou d'épaissir la silhouette d’un mannequin, et ce, tant sur les réseaux sociaux, le web, que dans la presse écrite, sur les affiches, catalogues et prospectus. De plus, tous les mannequins devront dès maintenant présenter un certificat médical attestant qu’elles sont à leur poids santé. Sachant qu’un certain pourcentage de la population est naturellement maigre, l’objectif n’est pas ici discriminatoire, mais vise plutôt à protéger la santé des mannequins.

Faites la paix avec vous-même

Permettez-moi de m’adresser prioritairement à mes semblables. En tant que femme, saviez-vous que le poids de la plupart des mannequins n’est pas représentatif du poids naturel de la population et que de contrôler son poids n’est pas une solution sensée pour aspirer à une santé durable?

 Chaque printemps, je regarde mon corps de maman, ayant porté trois enfants. Je  rêve qu’il soit plus mince, plus ferme, plus lisse, plus parfait… comme celui de ces mannequins. Pour moi, depuis plusieurs années, fini les diètes dans l’espoir de perdre du poids! Je sais que cette approche est vouée à l’échec et que j’y perdrai un peu plus d’amour propre. À la blague, j’aime penser que quand quelqu’un suit un régime durant deux semaines, il aura perdu…. 14 jours!  

Alors je travaille sur moi, sur mon image et sur la valorisation de mes autres qualités humaines. Ceci dit, j’accorde tout de même de l'importance à mon apparence, parce que je sais que l’image que l’on projette parle aussi de nous. J’ai ma couleur propre, avec ses zones plus vulnérables sur lesquelles je travaille quotidiennement. Un pas à la fois. Je vous souhaite, vous aussi, de trouver votre couleur et de valoriser votre côté unique, votre originalité, votre cachet,  dans toute sa différence.

Émilie Dansereau, chargée des dossiers Saines habitudes de vie à l'Association pour la santé publique du Québec

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