Spider-Man 3
Alors que Peter Parker s’apprête à demander Mary Jane en mariage, son alter ego Spider-Man se dresse une nouvelle fois sur son chemin. Muni d’un costume lui conférant une plus grande puissance, Peter devra une nouvelle fois réfléchir au leitmotiv de la série «avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités».
Trois ans après avoir réalisé le deuxième volet de la série, Sam Raimi offre au public rien de moins que le film le plus coûteux de tous les temps. Et pour cause: à l’arrivée, ce ne sont plus ni un, ni deux, mais bien trois adversaires que notre tisseur de toiles préféré devra affronter, ce qui aura tôt fait de multiplier les effets spéciaux.
Si l’on fait exception des quelques irritants reliés à la dénaturation de certains des personnages de la bande dessinée originale, Spider-Man 3 se révèle être supérieur au premier opus, mais tout de même inférieur au second qui demeure à ce jour – ex aequo avec X-Men 2 – l’un des modèles du genre. La réussite en ce qui a trait aux interactions entre l’arachnide et ses ennemis est cependant ébranlée par de trop nombreuses scènes ou l’on prend le (jeune?) public par la main. Les sermons de la tante May et du majordome de Harry Osborn viendront par exemple alourdir un récit déjà long (plus de 2h30).
Bien que la tradition veuille que le troisième chapitre d’une saga y mette fin, l’homme araignée n’a peut-être pas dit son dernier mot. En effet, Tobey Maguire déclarait récemment: «S'ils arrivent avec une bonne histoire et que toute l'équipe veut revenir, alors je pense que cela pourrait donner un bon film qui mérite d'être fait.» Chose certaine, le Wolfman et le Lizard attendent leur tour en coulisse depuis que leurs alter ego respectifs nous ont été présentés dans les films précédents. On ne perd rien à espérer…
Spider-Man 3 – États-Unis, 2007 – de Sam Raimi avec Tobey Maguire et Kirsten Dunst. (156 minutes) 7/10
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