Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Courrier Laval
Pool hockey résultats
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

«Ce serait une catastrophe»

- Dr Jacques Gagné, président du CQIB

par Stéphane St-Amour
Voir tous les articles de Stéphane St-Amour
Article mis en ligne le 19 mai 2007 à 19:02
Soyez le premier à commenter cet article
«Ce serait une catastrophe»
Dr Jacques Gagné, président du conseil du CQIB. (Photo: Martin Alarie) Fichier: Dr Jacques Gagne
«Ce serait une catastrophe»
- Dr Jacques Gagné, président du CQIB
Le président du Centre québécois d’innovation en biotechnologie (CQIB) n’a jamais envisagé que l’incubateur scientifique lavallois puisse se voir retirer la contribution financière de l’Agence du développement économique du Canada (ADEC) pour les régions du Québec, un partenaire de la première heure.
Rejoint mercredi dernier, Dr Jacques Gagné était surpris d’apprendre que son organisme pourrait se voir couper les vivres par le gouvernement conservateur de Stephen Harper. «On n’a pas eu d’écho que le financement en provenance du fédéral ne serait pas renouvelé», explique-t-il. Même qu’à la lumière d’une récente visite des installations du CQIB, le ministre responsable de Développement économique Canada, Jean-Pierre Blackburn, se serait montré «extrêmement intéressé et ravi» du travail accompli au sein de cette pépinière de talents en santé humaine. «Nous avions cru comprendre que la participation financière du fédéral n’était pas remise en cause», poursuit Dr Gagné.
Moteur économique
Le CQIB pourrait-il survivre à un retrait du DEC?
«Ce serait une catastrophe, c’est clair», répond sans ambages le président du conseil d’administration, rappelant que près de 50 % du budget d’opération de 1,8 M$ de l’incubateur est financé à même les deniers publics. Le CQIB s’autofinance à hauteur de 52 %, ce qui en fait l’incubateur «le moins subventionné au pays», précise Dr Gagné. Ce dernier mentionne que le deuxième incubateur canadien le plus rentable est financé par les gouvernements à hauteur de 65 %.

Véritable moteur de la nouvelle économie, le CQIB a permis, par l'entremise de ses 14 entreprises graduées et les cinq sociétés qu'il héberge actuellement, la création de 734 emplois équivalents à temps plein. En 2006, ces 19 sociétés graduées et résidentes ont injecté à elles seules plus de 120 millions de dollars dans l'économie du grand Montréal.
À échéance
L'inquiétude suscitée par l'hypothèse d'un désengagement du gouvernement conservateur dans le financement du CQIB est décuplée par le fait que l'entente de trois ans renouvelée en 2005 par les libéraux de Paul Martin arrive à échéance à la fin de la présente année.
Mine de rien, c'est 400 000 $ qu'injecte annuellement le fédéral par le biais de l'Agence de développement économique dans le budget d'opération du Centre québécois d’innovation en biotechnologie, alors que la contribution du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec est du même ordre.
Un allié du CQIB
Président du comité aviseur chargé de conseiller le ministre en matière de stratégie d'investissement pour la région de Laval, Laurentides et Lanaudière, l'homme d'affaires lavallois Claude Chevalier n'avait entendu parler de rien au moment de notre entretien. «Mais soyez certain que je vais aller aux nouvelles», laisse tomber celui qui présidera le 28 mai prochain une première rencontre d'orientation avec les huit autres intervenants régionaux siégeant au comité aviseur.

«Ce que je sais, par contre, c'est que le secteur de la biotechnologie fait partie des priorités du ministre Blackburn dans sa politique d'intervention économique», poursuit celui qui préside aux destinées de Bio-K Plus International, une entreprise phare du secteur des nutraceutiques au Québec.

Sans connaître les véritables intentions du ministre Blackburn (voir autre texte) quant au renouvellement ou pas de l'entente de partenariat liant le gouvernement fédéral au CQIB depuis la première heure de l'organisme, la présence de Claude Chevalier à la présidence du comité aviseur ministériel a de quoi rassurer les dirigeants du Centre québécois d’innovation en biotechnologie. Incidemment, Claude Chevalier connaît parfaitement les rouages et la pertinence de l'incubateur lavallois puisqu'il en est lui-même un gradué émérite de l'année 1999.



(Photo: Martin Alarie)

Fichier: Dr Jacques Gagne

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Suivez-vous les élections provinciales?
  • Oui
  • Non

Liens