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Le Syndicat de base de l'UPA et la fédération régionale s'entendent

par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 27 mai 2007 à 15:26
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Le Syndicat de base de l'UPA et la fédération régionale s'entendent
Gilles Lacroix, président du Syndicat de base de l'UPA-Laval.
Le Syndicat de base de l'UPA et la fédération régionale s'entendent
Sous le coup d'une suspension de cinq et trois ans, les président et vice-président du Syndicat de base de l'Union des producteurs agricoles (UPA) de Laval, Gilles Lacroix et Alain Forget, pourront conserver leur titre respectif jusqu'à ce qu'un juge de la Cour supérieure tranche le litige qui les oppose à la Fédération régionale de l'UPA Outaouais-Laurentides.
Cette décision est le fruit d'une entente hors cours intervenue le 15 mai entre les procureurs des parties impliquées, à savoir les requérants du Syndicat de base, la fédération régionale à laquelle est affiliée l'unité syndicale et la Confédération de l'UPA du Québec. Rappelons que sévèrement sanctionnés en janvier dernier par leur fédération régionale, MM. Lacroix et Forget ont porté la cause devant les tribunaux, réfutant catégoriquement les allégations de copinage avec l’administration Vaillancourt qui les auraient placés en situation de conflit d’intérêts et rendu du coup inhabile à représenter les agriculteurs. Bien que désavoués par leur fédération, les dirigeants du Syndicat refusaient de démissionner sous prétexte qu'ils avaient été élus démocratiquement par leurs membres. Qui plus est, les membres réunis en assemblée avaient renouvelé leur confiance en eux lors d'un vote d'appui, le 21 mars dernier.
Conditions
Toutefois, l'entente qui met un terme à un imbroglio qui durait depuis quatre mois est sertie de certaines conditions auxquelles doivent s'astreindre les dirigeants syndicaux.
Ainsi, le président Gilles Lacroix et son bras droit Alain Forget ont accepté de ne plus siéger au conseil d'administration de la Fédération régionale de l'UPA Outaouais-Laurentides d'ici à ce que le tribunal rende jugement. Dans l'intervalle, c'est la seconde vice-présidente, Mme Vaillancourt, qui représente le Syndicat à la grande table décisionnelle régionale.

Par ailleurs, les parties ont convenu d'adresser une lettre commune à tous les organismes au sein desquels siègent MM. Lacroix et Forget afin de clarifier le fait qu'ils s'impliquent en leur qualité de producteur agricole, donc à titre personnel, et non pas au nom de la Fédération qui s'en dissocie. «Ç'a d'ailleurs toujours été le cas», explique Alain Forget qui ne s'en offusque pas le moins du monde.
Autonomie syndicale
Pour le producteur laitier et vice-président de l'UPA Laval, la cause que Gilles Lacroix et lui défendent en justice est fondamentale. «C'est l'autonomie syndicale qui est au cœur du débat», affirme-t-il, ajoutant que la fédération régionale avec laquelle il a maille à partir «outrepasse ses droits» en tentant d'imposer sa chape de plomb à ses syndicats affiliés.

Alain Forget fait ici référence aux reproches que le comité de déontologie mandaté par la Fédération a adressés au président Lacroix pour avoir pris publiquement position au printemps 2005 en faveur du prolongement de l’autoroute 25, une position contraire à celle que l’UPA-Québec avait exprimée le matin même, par la voix de son président Laurent Pellerin.

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