Le maire Gilles Vaillancourt a encouragé la FLOH à l'aider à trouver des solutions pour conserver les unités Accès logis et les développer.
(Photo: Martin Alarie)
De nouvelles solutions le développement de projets d'Accès logis
La Fédération lavalloise des OSBL d’habitation (FLOH) répond à l’appel lancé par le maire lors la séance du conseil municipal de lundi dernier en établissant trois pistes de solutions pour que les 192 projets d’unités Accès logis (ACL) ne se retrouvent pas aux oubliettes.
L’obtention de 192 unités ACL par Ville de Laval à la suite d’une année de négociations avec la Société d’habitation du Québec (SHQ) réjouit la FLOH, mais suscite aussi certaines inquiétudes. Par le passé, c’est plus de 300 projets d’unités ACL qui sont restés vains, malgré la volonté de groupes promoteurs communautaires.
Le long processus et la difficulté à réunir les conditions nécessaires quant à la disponibilité des terrains et leurs coûts font en sorte qu’aucun des 300 projets n’a pu être mené à terme. Ce que la FLOH et son coordonnateur, Olivier Loyer, veulent à tout prix éviter, c’est que ces 192 unités ACL ne subissent le même sort.
Interrogé sur les intentions de la municipalité quant à ce qui serait entrepris pour conserver ces unités et les développer, le maire Gilles Vaillancourt a encouragé la FLOH à «l’aider à aider la Ville». Une demande qui n’a pas perdu de temps avant de trouver une réponse; déjà la FLOH y allait de ses suggestions pour que Ville de Laval puisse aider la fédération à mettre en branle les projets.
Des pistes de solution
La FLOH suggère que la Ville identifie un ou plusieurs conseillers membres de la Commission de l’habitation pour agir de façon à faciliter et à aider l’accès des projets au plan politique. Ces conseillers pourraient assurer leur suivi et leur développement.
Elle conseille qu’un professionnel soit dégagé pour assurer une liaison efficace entre les différents groupes promoteurs et les services municipaux en matière d’urbanisme et d’environnement.
Finalement, la Fédération propose aussi que la ville crée une banque de terrains pour éviter que les unités ACL ne soient défavorisées par la spéculation immobilière lors de la vente.
Toujours beaucoup de travail à faire du côté de la SHQ
Même si la ville a donné son appui au travail de la FLOH, l’équité en matière de distribution des unités ACL par le budget provincial est loin d’être favorable au développement de projets à Laval. Non seulement le nombre d’unité prévu au départ en 2006 était nettement insuffisant (on parlait alors de 43 unités), mais la contribution de Laval au fond de développement de logement social et abordable de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui est de 3 048 367$ en 2007, est nettement supérieure à la part qu’elle récupère en investissant pour la construction de logements abordables.
«Montréal siphonne près de 86% du fonds, ce qui est moins que ce qu’elle y investit et Laval en est pénalisée», souligne le maire.
Encore maintenant, c’est 1083 ménages qui sont toujours en attente d’un logement abordable dans la région. «Actuellement, le nombre de ménages qui se retrouve sur une liste d’attente est égal à celui des ménages qui ont pu être logés et ce nombre n’a que très peu fluctué au cours des années», ajoute le coordonnateur de la FLOH, Olivier Loyer.
La réponse de la municipalité quant à l’aide qu’elle entend donner à la FLOH est très bien accueillie, mais selon le coordonnateur de la Fédération, il manque toujours à la ville une véritable politique sociale et communautaire.
.jpg
(Photo: Martin Alarie)