Claudine Lefebvre du Syndicat de l'enseignement de la région de Laval.
(Photo: Martin Alarie)
Pas de classes fermées au premier cycle
Le syndicat de l'enseignement dénonce cette décision
Lors des deux dernières séances du conseil des commissaires, Claudine Lefebvre du Syndicat de l'enseignement de la région de Laval (SERL) a dénoncé l'abolition, pour le premier cycle du primaire, des classes spécialisées pour les élèves en difficulté d'apprentissage et ceux en trouble du comportement.
Responsable syndicale du dossier des élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage (EHDAA), Mme Lefebvre estime que cette clientèle doit recevoir des services le plus tôt possible dans son parcours primaire. «Si on attend trop, l'écart se creuse. Il y a également des problèmes au niveau de l'estime personnelle de ces enfants puisqu'ils ne vivent pas de succès», soutient-elle.
Mme Lefebvre constate que la Commission scolaire de Laval (CSDL) encourage le maintien des élèves dans leur milieu, mais elle dénonce le manque de ressources associé à cette décision. «Entre 2004-2005 et cette année, nous avons perdu 10 classes spécialisées pour les élèves ayant des troubles de comportement au primaire, note-t-elle. Dans une classe régulière, ces élèves entraînent et désorganisent les autres.»
Au niveau pédagogique, elle rapporte que les enseignants de la fin du primaire déplorent les écarts entre leurs élèves.
En entrevue, la présidente de la CSDL, Francine Charbonneau, indique que cette décision découle de la nouvelle convention collective des enseignants et elle ajoute que la prévention est la solution pour le premier cycle du primaire. Elle est d'accord que la CSDL a besoin de ressources supplémentaires. Lors du conseil des commissaires, elle a signifié qu'elle avait hâte de connaître la répartition des sommes prévues dans le budget provincial.
PHOTO DIGITALE : claudine lefebvre
(Photo: Martin Alarie)