1,2…1,2 …. Test
De façon générale, chaque salle de spectacle a ses petits caprices. À la Chapelle Mont-de-La Salle c’est l’écho qui a donné du fil à retordre aux compétiteurs et aux organisateurs pendant le concours national de chant choral.
«L’espace est grand et il y a beaucoup de réverbération», explique Christian Dubois, en charge des consoles à la Chapelle Mont-de-La Salle. Selon lui, chaque endroit a sa propre acoustique. Dans ce cas-ci, les sons aigus ont tendance à s’effacer derrière les plus graves. «C’est physique tout ça. Les ondes réagissent différemment en fonction de la longueur et de la largeur», dit-il.
Celui qui travaille fréquemment à la Salle André-Mathieu a dû apprendre à jouer avec les bruits propres de la salle. «Quand on fait du son dans une salle de spectacle, on part à zéro. Ici, on doit composer avec ce qu’on a», mentionne-t-il. Les spectateurs ont été à même de constater les craquements du plancher et d’entendre, ici et là, un goéland se mêler aux chœurs.
Apprivoiser les lieux, les gens et la machine
Lors de la première fin de semaine de compétition, il a été beaucoup plus difficile de trouver les bons ajustements. Le technicien explique que le temps a manqué pour faire des tests. Chaque ensemble vocal avait aussi ses particularités : « Certains groupes voulaient prendre les micros dans leurs mains, il y en avait qui chantaient en solo ». D’autres auraient aimé des micros omnidirectionnels perchés au-dessus de leurs têtes. La compétition des chœurs a été plus facile à gérer. Puisqu’ils sont beaucoup plus nombreux, il faut moins amplifier leurs performances. « Et il faut du temps pour apprivoiser l’équipement. Au fur et à mesure on s’améliore », conclut Christian Dubois. (C.B.)