Raymonde Folco tend la main aux communautés culturelles
Une vingtaine de personnes se sont réunies la semaine dernière, à Laval, sous la direction de la députée libérale Raymonde Folco, afin de déterminer comment il conviendrait de disposer d’un fonds de dédommagement visant à venir en aide aux groupes ethniques victimes de violence: le Act Arm’s Length.
Ainsi, l’an dernier, des communautés culturelles subissaient des actes haineux alors que des vandales fracassaient pour 200 000 $ de fenêtres à l’école des Jeunes Musulmans Canadiens (JMC), dans l'arrondissement de Saint-Laurent, à Montréal. Un exemple parmi tant d'autres.
Le remboursement d’une partie des sommes encourues pour la restauration d’un bâtiment, la mise en place d’un système de surveillance vidéo ou bien la rémunération d’un gardien de sécurité sont dans la mire du projet du chef du Parti libéral du Canada (PLC), Stéphane Dion. «Les représentants de différents groupes sikhs, musulmans ou juifs, entre autres, ont bien réagi au Act arm’s length. Ils se rassuraient qu’on s’intéresse enfin à eux», d’émettre Mme Folco.
Des propositions sur la table
La directrice adjointe de JMC, Nahila el Wafai, et sa supérieure immédiate, Layla Sawaf, ont proposé, comme plusieurs autres participants, un remboursement rétroactif des frais ainsi que la mise sur pied d’un «comité commun» chargé de disposer du fonds d’aide.
«Cette assemblée a été l’occasion pour les différentes communautés, non seulement de partager leurs inquiétudes à la députée, mais aussi d’entamer un dialogue entre elles, affirmait la directrice adjointe. L’intérêt que nous porte M.Dion nous offre une certaine sécurité morale et donne un peu de justice», s’est exprimée Mme Wafai qui croit en la sincérité du chef libéral.
L’aboutissement du projet est conditionnel à l’élection du PLC au prochain scrutin, sans quoi les vues du groupe de travail ne sauraient dépasser le stade des bonnes intentions. La remise du rapport à Stéphane Dion est prévue pour le début du mois d’août.