Selon le député bloquiste Robert Carrier, il est inacceptable que le «Vieux-Pen» demeure inoccupé alors que l’espace pour les organismes à but non lucratif ainsi que les loyers à prix modique vient à manquer dans le quartier.
(Photo: Maya)
Le Vieux-Pen: le projet avance... à pas de tortue
Trois ans après l’émission du rapport d’étude concernant la revalorisation du vieux pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul, l’endroit est demeuré idem sans qu’aucune décision concrète ne soit prise.
Le député d'Alfred-Pellan, Robert Carrier, qui se bat pour ce projet depuis son élection en juin 2004, demande aujourd’hui l’appui de la population afin de faire avancer les choses.
Le «Vieux-Pen» est inactif depuis maintenant 18 ans. D’après M. Carrier, le gouvernement fédéral a investi une somme avoisinant 1 M$ depuis 1997 afin d’entretenir l’établissement.
Celui-ci juge inacceptable qu’une telle superficie demeure inoccupée depuis tant d’années alors que l’espace pour les organismes à but non lucratif ainsi que les loyers à prix modique vient à manquer dans le quartier.
«Les besoins sont réels, il y a 30 organismes au Centre Groulx qui doivent se partager les locaux faute de place», affirmation que les représentants de certains organismes présents sur les lieux se sont empressés d’appuyer.
Après avoir distribué des dépliants aux résidents du quartier demandant leurs appuis, M. Carrier se dit plus que satisfait des résultats.
«Nous avons reçu 250 coupons-réponse que j’acheminerai au ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, dès aujourd’hui. Ma démarche est démocratique, cela démontre que la population veut être consultée.»
Une lettre avait déjà été adressée à Stockwell Day qui est demeuré plutôt vague en fournissant peu de détail sur l’évolution du projet. «Dans l’éventualité où la Société immobilière du Canada déciderait de donner suite, elle devra consolider son plan d’affaires et le projet devra être approuvé par les directions de SIC et du Service correctionnel du Canada (SCC), par les ministres responsables de ces organisations et par le Conseil du Trésor», avait-on fait savoir. Une réponse qui est loin de satisfaire M. Carrier.
« On dépense des millions pour la reconstruction de l’Afghanistan, on devrait pouvoir faire de même pour le Vieux-Pen », affirme-t-il.
En 2006, la Société canadienne d’hypothèque et de logement affichait des surplus budgétaires de 4 milliards de dollars. Un projet de loi avait été déposé par le Bloc québécois afin de redistribuer cette somme aux provinces pour la construction de nouveaux logements sociaux, loi qui toutefois n’a vu jamais le jour.