Le gouvernement du Québec en collaboration avec la Société de sauvetage du Québec a procédé, la semaine dernière, au lancement d’une campagne d’information, qui s’échelonnera sur une période de trois ans, visant à sensibiliser les Québécois aux dangers encourus par les piscines résidentielles.
Cette campagne, la première de ce genre dans la province, sera en vigueur jusqu’à la fin de la saison estivale et prendra place dans les différentes régions par le biais d’affiches, de feuillets et de messages radio. Un site Internet
www.piscine.gouv.qc.ca) est également mis à la disposition des parents qui pourront avoir accès aux informations relatives à la campagne ainsi qu’aux règles de sécurité à observer. Selon la Société de sauvetage, chaque année au Québec, 11 noyades ont lieu en milieu résidentiel, soit le plus haut taux au Canada.
«Dans grand nombre de cas, la victime est un enfant de 4 ans. Dans la majorité des cas, l’enfant n’avait pas l’intention d’aller dans l’eau et c’est l’accessibilité au plan d’eau qui est en cause», a expliqué Raynald Hawkins, directeur général de la Société, par voie de communiqué.
Les statistiques indiquent également que pour chacun de ces décès, six autres personnes sont hospitalisées et conservent parfois des séquelles psychologiques permanentes à la suite des incidents.
Malgré une nette amélioration, Guy Ouellette, député de Chomedey et adjoint parlementaire du ministre de la Sécurité publique, affirme que les installations non conformes sont en majeur partie responsables de la plupart des cas de noyades chez les jeunes enfants.
Au Québec, 500 municipalités possèdent des règlements différents en ce qui a trait à la sécurité des piscines résidentielles.
Nathalie Normandeau, vice-première ministre et ministre des Affaires municipales et des Régions, a déposé le projet de loi 18 le 15 juin dernier qui visait à l’uniformisation des règles qui régissent les piscines privées à l’échelle de la province.
Selon cette dernière, l’Action démocratique du Québec (ADQ) avec «toutes sortes de magouilles» aurait empêché l’adoption de ce projet de loi.
Celle-ci ne compte toutefois pas abandonner ses démarches qui, selon elle, contribueront à réduire considérablement le nombre de noyades au Québec parce «qu’une noyade d’enfant est une noyade de trop».
Du 15 au 22 juillet, période où surviennent le plus de noyades dans l’année, aura lieu la 12e édition de la Semaine nationale de prévention de la noyade. Le 20 juin dernier, une fillette de trois ans a perdu la vie en Abitibi-Temiscamingue marquant ainsi le premier décès par noyade de l’été.
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