Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Courrier Laval
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Un témoignage difficile

Une affirmation de Reed Ellis contredit les propos de Jacques Gagnon

par Julien Arsenault
Voir tous les articles de Julien Arsenault
Article mis en ligne le 16 juillet 2007 à 17:15
Soyez le premier à commenter cet article
Un témoignage difficile
Selon Reed Ellis, avec une analyse plus poussée, il aurait été possible d’évaluer la possibilité de fermer l’ouvrage pour procéder à une enquête lors des travaux de 1992. (Photo: Éric Carrière)
Un témoignage difficile
Une affirmation de Reed Ellis contredit les propos de Jacques Gagnon
La journée a été difficile pour le ministère des Transports du Québec (MTQ) lorsqu’un de leurs experts, Reed Ellis, a convenu que les travaux de 1992 auraient pu constituer une étape importante pour prendre conscience des problèmes du viaduc de la Concorde.
Mandaté par le MTQ pour comparer les méthodes d’inspections de structures avec celles du manuel d’inspection, l’expert a été contre-interrogé en dehors de son mandat par Michel Décary, procureur de la commission.

Faisant référence à l’affirmation de l’expert Denis Mitchell «qui aurait fermé le viaduc dès les travaux de 1992», l’avocat a questionné M. Ellis en lui demandant s’il aurait également agi de la sorte à l’époque.

Après plusieurs réponses évasives de la part de l’expert clamant que ces questions ne faisaient pas partie de son mandat d’étude, la tension a monté d’un cran.

Me Décary s’est alors permis d’interpeller M. Ellis en lui rappelant qu’il était en mesure de répondre à cette question puisqu’il avait été assermenté comme expert.

Je parle à un expert, vous devriez être en mesure de savoir s’il y avait danger ou non à l’époque», a soutenu l’avocat.

Après coup, M. Ellis s’est résigné à répondre. «Être sur place, j’aurais transmis l’information à mes supérieurs en sonnant des cloches, a-t-il dit. Avec une analyse plus poussée, il aurait été possible d’évaluer la possibilité de fermer l’ouvrage pour procéder à une enquête.»

Cette affirmation de l’expert est donc contradictoire à celle de Jacques Gagnon, responsable du MTQ pour la région de Montréal et de l’ouest de la province qui, jeudi dernier, avait affirmé que «la meilleure occasion de prévenir l’effondrement était lors de la construction en 1969».
Nouvel expert
En fin d’après-midi, un autre expert du MTQ, Benoît Massicotte, est venu témoigner. Sans directement attaquer sa crédibilité, Patrick Henry, l’avocat de Desjardins-Sauriol, a souligné les nombreuses collaborations du témoin avec le MTQ.
M. Massicotte, enseignant au département de génie civil l’école Polytechnique de Montréal, est spécialiste dans le renforcement des ponts en béton. Il a notamment initié une nouvelle méthode d’évaluation des ponts en 1988, a évalué plus de 50 ponts dans la province et mis sur pied le «Laboratoire mobile» du MTQ.

Depuis 1990-1991, il est fréquemment subventionné par le ministère pour des projets de recherches. Toutefois, il a précisé que d’autres experts de la commission bénéficient également de ces contributions.

«Le MTQ a identifié des spécialités, alors M. Marchand et M. Bissonnette sont aussi subventionnés dans leur domaine de recherche», a-t-il précisé.

Deux ingénieurs du MTQ, Jean Grenier et Michel Blouin, ont également aidé M. Massicotte lors de la rédaction de son rapport.
Rapport semblable
Dans son rapport, l’expert a relié l’effondrement du viaduc aux consensus préalablement exposés par les autres témoins.
La tragédie s’est produite par la rupture en cisaillement de la dalle du porte-à-faux. La dégradation du béton a notamment été causée par l’eau qui s’est infiltrée dans les fissures.

Le seul nouvel élément soulevé par le rapport de M. Massicotte est «l’initiation des fissures initiées par des effets thermiques dans le tablier qui se seraient produit lors de la pose de l’enrobé bitumineux».

Il n’a toutefois pas eu le temps d’élaborer sur ce point avant l’ajournement des audiences.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net


Liens