Sur le viaduc du boulevard Curé-Labelle surplombant l'autoroute 15, les travaux de réparations n'ont toujours pas été faits par la municipalité.
(Photo: Martin Alarie)
Pas de limitation de charge sur les structures Lavalloises
Néanmoins, les travaux mineurs tardent toujours
À la suite des inspections spéciales faites la fin de semaine dernière sur les cinq structures «sans armature contre le cisaillement», la municipalité a annoncé qu'il n'y aura pas de limitation de charge sur les ponts et viaducs pour l'instant.
Lors de la dernière journée des témoignages des experts de la Commission Johnson, le 19 juillet dernier, le ministère des Transports du Québec (MTQ) avait annoncé que des limites de charges seraient imposées sur 135 ouvrages de la province. Puisque Laval est une ville de plus de 100 000 habitants, la municipalité devait elle-même procéder à l'inspection des viaducs n'appartenant pas au Ministère.
Après la phase d'inspection visuelle tenue la fin de semaine dernière, les ingénieurs procéderont à des tests de carottage. De cette façon, il sera possible d'évaluer la qualité du béton et connaître la position des étriers et de l'armature d'acier.
En entrevue, le maire Gilles Vaillancourt a assuré qu'il adaptera la situation en fonction des résultats du carottage. «Si jamais les tests révèlent que les étriers ne sont pas reliés à l'armature, il n'y aura pas seulement limitation de charge. S'il y a du danger, nous n'hésiterons pas à fermer le pont en question», a-t-il expliqué.
Au lendemain de l'effondrement du viaduc de la Concorde, la municipalité avait procédé à une inspection d'urgence des structures de sa juridiction. Les cinq structures récemment inspectées faisaient partie du lot d'inspections.
Le maire a justifié cette mesure en raison du nouveau devis adopté par le MTQ. «En vertu des témoignages, le Ministère a jugé que l'ancien devis était inadéquat. C'est pour cette raison qu'il y a eu une autre inspection.»
De plus, M. Vaillancourt a également affirmé que les cinq structures à «dalles épaisses pleines» continueront à êtres surveillées de près par la municipalité.
«La fréquence d'inspection sera plus courte, a-t-il dit. Nous serons encore plus rigoureux que le MTQ dans l'application du manuel d'inspection.»
Réparations en attente
Dans le rapport d'inspection d'urgence publié en octobre dernier, la firme CIMA, chargée d'inspecter les ouvrages de l'île Jésus, avait identifié des réparations à effectuer pour la majorité des structures.
En mai dernier, pendant la première phase des audiences de la Commission Johnson, un représentant de la Ville avait affirmé que les réparations avaient été faites. Pourtant, dans un article paru le 20 mai, le Courrier Laval démontrait le contraire.
Le maire a avoué que les travaux de réfection n'étaient pas encore complétés. «Ce ne sont pas des problèmes qui peuvent être des facteurs d'effondrement, a-t-il soutenu. En attendant, des mesures temporaires ont été déployées pour compenser.»
Selon M. Vaillancourt, les travaux devraient être complétés d'ici l'été prochain puisque sur certaines structures à compétence partagée, le MTQ doit effectuer des réparations avant que la Ville puisse procéder aux siennes.
«Nous serons encore plus rigoureux que le MTQ dans l'application du manuel d'inspection»
-- Gilles Vaillancourt, maire de Laval
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Viaduc Labelle3
(Photo: Martin Alarie)