Harry Potter était à Laval
Une partie du livre était disponible avant sa sortie sur le serveur d'une entreprise lavalloise
Le 16 juillet dernier, les 495 premières pages du septième tome d'Harry Potter paraissaient sur le site Demonoïd.com. Fermé aux Pays-Bas plus tôt ce mois-ci, le site Internet a réapparu, hébergé à Laval par les serveurs de Netelligence Hosting Service.
Si des milliers d'internautes ont eu accès à une partie du roman avant sa sortie, les disques durs de l'entreprise lavalloise ne contenaient aucune information relative à la suite d'Harry Potter.
L'accès au fichier en question s'est fait grâce au logiciel de transfert Bittorent, qui permet d'échanger des données entre internautes. Donc, tout au long du processus de transfert, les fichiers se trouvaient dans les ordinateurs des usagers visitant le site Internet.
Même s'il est difficile, voir impossible, de retracer toutes les personnes ayant téléchargé les 495 premières pages du roman, Jose Fernandez, spécialiste de la sécurité informatique à l'École polytechnique de Montréal, soutient qu'il est plus facile de retrouver l'individu qui a rendu le fichier disponible.
«Le fichier d'Harry Potter contient des photos des pages du livre et si on porte attention à une photographie numérique, il est possible d'obtenir plus d'information sur son origine, explique le spécialiste. Si la personne n'a pas fait attention, il serait notamment possible de retracer la marque de la caméra utilisée et le numéro de série.»
Quant à la propagation du phénomène de diffusion des contenus au Canada, M. Fernandez croit que le pays offre des conditions propices à l'hébergement de sites comme Demonoïd.com.
«Au Canada, le système de communication est très développé, l'électricité n'est pas trop coûteuse, les gens ont beaucoup de savoir dans le domaine et il y a beaucoup de services d'hébergement de sites Internet, explique-t-il. Puisque l'offre est grande, il est donc normal que le phénomène soit plus propice à graviter autour de nous.»
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