Claude Martel a aimé être choisi l'année du 40e anniversaire de La Ronde.
(Photo: Martin Alarie)
PHOTO DIGITALE
Un résident de Sainte-Rose sur le jury des feux d'artifice
L'engouement de l'humain pour s'approprier le ciel de jour comme de nuit ne date pas d'hier. Les feux d'artifice en sont un bel exemple. Ils engendrent, chez plusieurs, émerveillement et fascination. Claude Martel est l'un des 19 passionnés de cet art, retenu à titre de membre du jury du 23e International des Feux de La Ronde 2007.
«Pour moi, depuis que je suis tout jeune, c'est de l'art. Peu importe la ville dans laquelle je me trouve, aussitôt que j'entends péter, c'est sûr que j'arrête! C'est tout un privilège. J'avais 12 ans en 1967; d'être finalement choisi l'année du 40e de la Ronde, c'est comme un retour dans le passé», d'ajouter celui dont les enfants devenus plus grands, permettaient ainsi qu'il pose sa candidature.
Sélection
Depuis 1992, un comité, composé d'un employé de La Ronde et de deux bénévoles, retient 19 personnes, soit 10 hommes et 9 femmes (ou le contraire) annuellement qui détermineront, chez les huit pays en compétition, les firmes pyrotechniques récipiendaires des prestigieux Jupiter d'or, d'argent et de bronze.
Cette année, la coordonnatrice du jury et employée au marketing de La Ronde, réside à Fabreville. Marie-Hélène Cloutier, aidée des deux bénévoles, a lu et sélectionné les demandes de 300 candidats. «Il y a souvent des gens de Laval qui appliquent, sans doute à cause de la proximité, mais des gens de partout sont retenus. Il y en a de Québec et même des États-Unis, qui font l'aller-retour à chacun des Feux».
Engagement
Au printemps, le grand public s'inscrit par le biais du site internet des Feux. «Le but n’est pas d’avoir des experts. On cherche des gens qui aiment les feux et qui ont des aptitudes pour évaluer», précise Mme Cloutier.
«Avant d'être un jury populaire, les feux étaient évalués par des représentants des consuls de pays en compétition, puis la tâche a été confiée à des artistes connus.»
Avantages
Cet engagement bénévole comporte tout de même certains avantages. «On a visité les installations, vu les cinq rampes de lancement. Je voulais voir comment ça marche» de dire M. Martel dont on devine, même par téléphone, les yeux qui pétillent. En plus d'assister de près aux Feux, leur entrée sur le site de la Ronde est valide tous les jours de compétition, pour un accompagnateur et eux-mêmes.
Coups de coeur
Les équipes sont évaluées sur la qualité des pièces pyrotechniques utilisées, la conception pyromusicale, la synchronisation et l'appréciation générale.
Celui dont l'engagement a pris fin avec le dernier pétard en compétition, en juillet, révèle en partie son coup de cœur. «Le feu gagnant. Sauf que ç'a été difficile. Je me disais au fil des soirées: Si je veux faire de la place pour ce pays-ci ou celui-là, lequel je déclasse?».
Pas comme avant
«Jamais je ne pourrai regarder les feux comme avant! Je serai plus admiratif. Je ne m'arrêterai plus juste à l'émotion du: AAAAhhh, yé beau celui-là!»
Attente
Pour plusieurs membres du jury de cette année, tout comme pour M. Martel, les trois ans d’attente exigés seront longs avant de soumettre de nouveau sa candidature. «J'ai déjà mentionné vouloir être bénévole pour le choix des membres du jury.»
Les Feux d'artifice de la Ronde sont vus annuellement par trois millions de spectateurs, massés directement sur le site, sur le pont Jacques-Cartier ou sur l'une des deux rives du fleuve.
PHOTO DIGITALE Martel
(Photo: Martin Alarie)
PHOTO DIGITALE
(Photo: Martin Alarie)
«Pour moi, depuis que je suis tout jeune, c'est de l'art»
– Claude Martel
«Il y a souvent des gens de Laval qui appliquent, sans doute à cause de la proximité»
– Marie-Hélène Cloutier