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Une résidente de Pont-Viau sur le jury des feux d'artifice

par Catherine Berthiaume
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Article mis en ligne le 5 août 2007 à 6:11
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Une résidente de Pont-Viau sur le jury des feux d'artifice
Dinora De Sousa adore la synchronisation pyromusicale. (Photo: Martin Alarie) PHOTO DIGITALE
Une résidente de Pont-Viau sur le jury des feux d'artifice
L'engouement de l'humain pour s'approprier le ciel de jour comme de nuit ne date pas d'hier. Les feux d'artifice en sont un bel exemple. Ils engendrent, chez plusieurs, émerveillement et fascination. Dinora De Sousa est l'une des 19 passionnés de cet art, retenus à titre de membre du jury du 23e International des Feux de la Ronde 2007.
Que ce soit directement sur le site, juchée sur le pont Jacques-Cartier ou près des rives du fleuve, la résidente de Pont-Viau a, depuis 17 ans, vu presque tous les feux présentés à La Ronde, à Montréal. «Dès qu'il y en a à Laval aussi, je les vois. Je suis originaire du Portugal et c’est une tradition très ancienne là-bas, précise la résidente de Pont-Viau. J’étais très contente lorsque j’ai su que j’étais choisie.

C'est l'expérience vécue par ricochet il y a quelques années alors qu'elle accompagnait son mari, lui-même sélectionné comme membre du jury, qui l’a poussé à tenter sa chance. «Je savais que j’allais vivre quelque chose d’inoubliable. C’est sûr qu’il faut que tu pèses le pour et le contre avant de soumettre ta candidature parce que ça demande du temps.»
Sélection
Chaque année depuis 1992, un comité composé d'un employé de la Ronde, et de deux bénévoles, retient les candidatures de 19 personnes, soit 10 hommes et 9 femmes (ou le contraire), à qui revient la tâche de déterminer parmi les huit pays en compétition, les récipiendaires des prestigieux Jupiters d'or, d'argent et de bronze, remis aux firmes pyrotechniques gagnantes.
Cette année, la coordonnatrice du jury est Marie-Hélène Cloutier, une résidente de Fabreville employée au marketing de la Ronde. Avec l'aide de deux bénévoles, elle s'est affairée à la lecture et la sélection des candidats parmi les 300 demandes. «Il y a souvent des gens de Laval qui appliquent, sans doute à cause de la proximité, mais des gens de partout sont retenus. Il y en a de Québec et même des États-Unis, qui font l'aller-retour à chacun des Feux», explique-t-elle.
Engagement
Chaque année, aux environs du mois de mai, le grand public peut soumettre sa candidature sur le site Internet de la Ronde en répondant à un court questionnaire et en composant un court texte sur ses connaissances et intérêts. «Le but n’est pas d’avoir des gens qui s’y connaissent trop, on ne veut pas d’experts et de gens qui s’y connaissent à fond. On cherche des gens qui aiment les feux et qui ont des aptitudes pour évaluer», précise Mme Cloutier.
«Au début, les feux étaient évalués par des représentants des consuls de pays en compétition, puis la tâche a été confiée à des artistes connus, souligne madame Cloutier. Depuis 1992, il s’agit d’un jury populaire» ajoute-t-elle.
Avantages
Les candidats retenus doivent être disponibles lors des huit feux présentés sous peine de disqualification. Aussi, une journée de formation est suivie afin de bien s'acquitter de leur tâche. En retour, il y a certes quelques avantages à cet engagement bénévole.
En plus d'avoir les meilleures places sur le site et un accompagnateur, les membres du jury visitent les installations pyrotechniques et reçoivent des cadeaux de commanditaires et de la Ronde. Aussi, leur entrée sur le site de la Ronde est valide toute la journée, à chacune des dates de compétition. «Moi, je ne suis pas très manège, mais bon…», avouera d'un ton rieur Mme De Sousa.
Coups de coeur
Les feux sont évalués sur la qualité des pièces pyrotechniques utilisées, la conception pyromusicale, la synchronisation et l'appréciation générale.
Celle dont l'engagement a pris fin avec le dernier pétard en compétition, en juillet dernier, ne révélera pas ses coups de coeur. «C'est confidentiel! Mais j'apprécie la synchronisation pyromusicale et lorsqu'on sent le respect du thème du feu qui fait qu'on embarque dès le début!»
Pas comme avant
À savoir si elle pourra regarder des Feux comme avant son expérience, Mme De Sousa répond en riant: «Pas du tout ! Je vais me mettre aussitôt à analyser tout. C’est plus possible de les regarder comme avant, mais je vais les aimer encore plus!»
Attente
Pour plusieurs membres du jury de cette année, tout comme pour madame De Sousa, les trois ans d’attente exigés seront longs avant de pouvoir soumettre à nouveau sa candidature. «On ne sait pas où nous mène la vie, mais il est certain que je me représenterai.»
Les Feux d'artifice de la Ronde sont vus annuellement par trois millions de spectateurs massés directement sur le site, sur le pont Jacques-Cartier ou sur l'une des deux rives du fleuve à chaque saison.

PHOTO DIGITALE DeSousa2

(Photo: Martin Alarie)

PHOTO DIGITALE

(Photo: Martin Alarie)
«Je savais que j’allais vivre quelque chose d’inoubliable»
– Dinora De Sousa
«Il y a souvent des gens de Laval qui appliquent, sans doute à cause de la proximité»
– Marie-Hélène Cloutier

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