L'homme de théâtre lavallois, Luiz Savaria, a admiré le travail des artificiers.
(Photo: Martin Alarie)
Quatre Lavallois sur le jury des feux d'artifice
Parmi les 300 candidatures reçues pour faire partie du jury du 23e International des Feux de La Ronde 2007, quatre des 19 membres choisis provenaient de Laval.
Dinora De Sousa, Claude Martel, Jean-Paul Melko et Luiz Saraiva ont tous savouré l'expérience. Leur tâche: départager les huit pays en compétition, soit les meilleures des firmes pyrotechniques récipiendaires des prestigieux Jupiter d'or, d'argent et de bronze.
«Je ne regarderai plus jamais les feux comme avant. Être juge, c'est interpréter un feu selon les quatre critères de base: qualité des pièces, conception pyromusicale, synchronisation et appréciation générale», confie Luiz Savaria, l'homme de théâtre bien connu des Lavallois. C'est l'épouse de M. Savaria qui a inscrit ce dernier à son insu. Le couple est abonné à l'International des Feux de La Ronde depuis les tout débuts, il y a 23 ans.
Sélection
Coordonnatrice du jury et employée au marketing de La Ronde, Marie-Hélène Cloutier, une résidente de Fabreville et ancienne élève à l'école de théâtre dirigée par Luiz Savaria (il y a 14 ans!), a participé à la sélection des candidats. «Il y a souvent des gens de Laval qui appliquent, sans doute à cause de la proximité, mais des gens de partout sont retenus. Il y en a de Québec et même des États-Unis, qui font l'aller-retour à chacun des Feux».
«Avant d'être un jury populaire, les feux étaient évalués par des représentants des consuls de pays en compétition, puis la tâche a été confiée à des artistes connus», observe Mme Cloutier.
Expérience totale
Luiz Savaria a particulièrement apprécié vivre les coulisses de l'événement. En apprendre sur la création et la concrétisation en pyrotechnie. «J'ai tenu des bombes dans mes mains, j'ai vu de près les rampes de lancement, les énormes panneaux de contrôle, la technique de base des artificiers. Leur recherche de nouveaux effets», dit-il.
Hommage aux gagnants
«Un feu de Bengale dans ma cour, c'est beau! L'esprit du feu d'artifice, c'est l'éphémère de la vie, de la beauté. Les coloris, le travail difficile des concepteurs artificiers», souligne M. Savaria en saluant au passage les prestations des gagnants de l'édition 2007, l'Allemagne et «une synchronisation et des couleurs époustouflantes», l'Angleterre et «des effets au sol et suspendus exceptionnels», puis celles de la France. «Ils n'ont rien gagné, mais ils ont tenté une expérience nouvelle, en illustrant de façon pyrotechnique chaque phrase du Roméo et Juliette de Shakespeare.» Un moment de forte émotion pour le comédien et pédagogue qu'est Luiz Savaria.
Les Feux d'artifice de La Ronde sont vus annuellement par trois millions de spectateurs, massés directement sur le site, sur le pont Jacques-Cartier ou sur l'une des deux rives du fleuve.
PHOTO DIGITALE Luiz Savaria
(Photo: Martin Alarie)
«L'esprit du feu d'artifice, c'est l'éphémère de la vie, de la beauté»
– Luiz Savaria