Dans ce secteur du chemin Saint-Antoine, il n'y a pas d'accotement asphalté.
(Martin Alarie)
PHOTO DIGITALE : autobus
Les résidents demandent l'élargissement du chemin Saint-Antoine
Le maire les prévient qu'ils devront payer une partie de la facture
Une pétition dénonçant l'étroitesse du chemin Saint-Antoine et signée par 150 résidents de l'ouest de l'île a été déposée, lundi soir, lors de la séance d'août du conseil municipal.
En plus de l'étroitesse de cet ancien chemin rural, les signataires déplorent l'absence d'accotement asphalté. Leurs doléances concernent le tronçon de 1,2 km situé entre le boulevard Arthur-Sauvé et la rue Marie-Lefranc.
«Nous avons été témoins, parfois même victimes, de situations dangereuses et de bris dus à l'étroitesse de la route, à l'absence d'accotement, aux ornières et à l'insuffisance d'espace pour rencontrer les autres véhicules, notamment ceux de la Société de transport de Laval et les camions lourds», a fait savoir Léon Lépine lors de sa présentation au moment de la période de questions du conseil municipal.
Devant ce constat, les citoyens qui ont signé la pétition ont demandé à ce que la réfection du chemin Saint-Antoine soit une priorité. Le maire Gilles Vaillancourt a rappelé que ses deux prédécesseurs avaient tenté «d'urbaniser les infrastructures et le pavage» de cette artère, mais que chaque fois, les citoyens ont refusé de payer pour ces travaux.
«Si la population désire que nous procédions aux travaux, vous n'aurez pas besoin de revenir», a lancé le maire à l'endroit de M. Lépine. Regardant le directeur du Service de l'ingénierie, M. Vaillancourt a fait savoir qu'il demanderait aux ingénieurs de la municipalité de sortir les plans afin d'évaluer les coûts liés à la réfection de cette artère est-ouest.
Vendredi matin, le porte-parole de Ville de Laval, Marc Laforge, indiquait que les autorités municipales examinent le dossier. Un mandat a été donné à la firme Cima afin d'avoir une évaluation des coûts. Il ajoute que l'élargissement du chemin Saint-Antoine pourrait obliger l'installation d'un égout sanitaire et l'expropriation des poteaux d'Hydro-Québec.
M. Laforge note que si la ville et les citoyens décidaient d'aller de l'avant, les travaux ne pourraient pas se faire avant l'an prochain.
Consultation
Avant de procéder aux travaux, les citoyens du secteur devront être consultés puisqu'ils devront acquitter une portion de la facture. Pour aller de l'avant, il faudra qu'une majorité de propriétaires soient en faveur de la réfection.
M. Lépine juge que la pétition témoigne de l'intérêt des résidents pour le projet et ne croit pas qu'une autre consultation soit nécessaire. Lorsqu'on lui demande si les propriétaires accepteront de payer pour les infrastructures, il répond: «Il n'y aura pas de problèmes pour en payer une partie, mais nos taxes sont déjà assez élevées pour que la ville nous donne du service».
À la suite à sa présentation, lors de la période de questions, Léon Lépine dit avoir reçu un appel de Claude de Guise, directeur du Service de l'ingénierie. Ce dernier lui aurait dit que le projet de réfection doterait ce secteur de la ville d'une route sécuritaire.
Le résident du chemin Saint-Antoine déplore que la municipalité ait permis la construction domiciliaire dans l'ouest sans avoir modernisé les infrastructures.
Partage de la route
Léon Lépine confie qu'il a commencé à militer pour l'élargissement du chemin Saint-Antoine après avoir failli heurter une personne circulant, le soir, en chaise roulante sur cette route sans accotement. Le résident considère dangereux que des gens fassent de la planche à roulettes, du patin à roues alignées ou de la bicyclette sur cette portion du chemin.
«J'ai fait 15 mesures sur ce tronçon de 1,2 km. Je mesurais entre la ligne jaune et l'accotement. En moyenne, la distance est de 8 pieds 3 pouces. Une voiture moyenne a une largeur de 7 pieds 6 pouces. Quand un autobus de la STL rencontre une voiture, il se retrouve avec deux roues dans le gravier.
Du côté de la STL, la porte-parole Marie-Céline Bourgault indique que les véhicules circulent très bien. «Il n'y a pas de problématique pour nous», affirme-t-elle.
PHOTO DIGITALE : pieton
(Martin Alarie)
PHOTO DIGITALE : autobus
(Martin Alarie)
«Nous avons été témoins, parfois même victimes, de situations dangereuses et de bris»
Léon Lépine au sujet du chemin Saint-Antoine