Le Programme d'intendance de l'habitat des espèces en péril dépasse les limites du Parc de la Rivière des Mille-Îles. Un panneau à l'angle du boulevard Sainte-Rose et de l'A-15 sensibilise les citoyens à l'habitat du papillon monarque.
Une question d'honneur
«Chacun a sa part de responsabilité», rappelle Véronique Gauvin, biologiste d'Éco-Nature. Dans la foulée des efforts de conservation de l'organisme, le simple citoyen est interpellé. Quatre cents d'entre eux on déjà signé une entente de conservation basée sur l'honneur.
«Cette déclaration d'intention est un engagement qui repose sur l'honneur. Elle n'a aucune valeur juridique», précise d'emblée le document remis aux riverains qui acceptent d'entreprendre des actions susceptibles d'augmenter la quantité d'habitats naturels ou d'en améliorer la qualité.
Des exemples d'actions possibles y sont énumérées: éviter de tondre la pelouse près du littoral, planter des végétaux en rive, ne pas épandre de pesticides ni d'engrais…
«Nous avons contacté la moitié des riverains à date», évalue la biologiste. L'organisme Éco-Nature, qui voit à la conservation et la mise en valeur du Parc de la Rivière des Mille-Îles, invite la population à devenir membre ou à contribuer au Fonds de protection de la rivière des Mille-Îles. Jusqu'à ce jour, une quarantaine d'îles sont protégées dans la rivière, qui s'étend sur 42 km.
> La liste noire
Quelques espèces en péril de la rivière des Mille-Îles
Chevalier cuivré (poisson)
Dard de sable (poisson)
Tortue géographique
Faucon pèlerin anatum (oiseau)
Petit blongios (oiseau)
Pie-grièche migratrice de l'Est (oiseau)
Carmantine d'amérique (plante aquatique)
Lézardelle penchée (plante aquatique)
Noyer cendré (arbre)
Orme liège (arbre)
Source: Éco-Nature