Il faut stopper le développement à outrance
Le CRE Laval en faveur d'un changement radical des pratiques en berge
Les cyanobactéries ne sont pas encore à nos portes. Il ne faut pas attendre que cela arrive, dit en somme le directeur du Conseil régional en environnement de Laval, Guy Garand.
Avant tout, il faut appliquer les lois, politiques et règlements municipaux qui assurent la santé des cours d'eau, écrit M. Garand, dans un communiqué émis en juillet.
Selon le directeur du CRE Laval, aucune activité «à caractère intensif» — développement résidentiel, coupe forestière, activité agricole, déversement d'égouts, aménagement de golfs ― ne devrait plus être autorisée en bordure de l'eau.
La sortie publique du CRE Laval se voulait une réaction à la publication d'un rapport du GRIL (Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique), sur l'état de la situation dans les lacs québécois contaminés par les cyanobactéries.
M. Garand a profité de l'occasion pour déplorer, entre autres, que le gouvernement du Québec ait donné l'aval, il y a quelques années, à un remblai en bordure de la rivière des Mille Îles pour la construction d'un golf.
Il a également fustigé contre le fait que les agriculteurs n'aient qu'une bande riveraine de 3 m à protéger, alors que les autres citoyens doivent épargner 10 à 15 m.
Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, sous financé, a-t-il noté, n'est pas le seul à blâmer. Il a rappelé que la protection de l'environnement est la responsabilité de tout le gouvernement du Québec, de toutes les municipalités et de la population.