Casse-tête pour un aqueduc
Les résidents du rang Saint-Antoine devront payer très cher pour le service
Depuis octobre 2006, plusieurs agriculteurs du rang Saint-Antoine ne peuvent plus se servir un verre d'eau sans inquiétude. L'eau de 31 puits privés est contaminée par des bactéries. @R:90% des résidents du rang sont toutefois contre l'installation de l'aqueduc. Le casse-tête ne date pas d'hier, témoigne le conseiller municipal Robert Plante.
Ville de Laval a consulté les citoyens du secteur cette année. Seuls 10% des 123 répondants sont en faveur de la connexion de leur propriété au réseau d'aqueduc, malgré le problème d'eau potable.
Il y a quelques années, le même exercice avait été mené. Un résultat similaire avait été obtenu, se souvient Robert Plante, conseiller du district l'Orée-des-Bois.
«Moi, j'aurais voulu qu'on procède à l'installation de l'aqueduc», note le conseiller, qui dit avoir hâte de trouver une solution au problème.
Coût prohibitif
Le coût de l'opération en décourage plus d'un, explique-t-il. Puisque les résidents du secteur ont de grandes propriétés, la facture qu'ils seraient appelés à payer pour se brancher au réseau est souvent prohibitive.
Le club de golf UFO, qui fait dos au rang Saint-Antoine, devrait par exemple payer 500 000$ à 600 000$, alors qu'il n'est pas touché par le problème d'eau potable.
Le club, déjà desservi par l'aqueduc du secteur Fabreville, est par ailleurs sollicité pour contribuer financièrement à l'élargissement du boulevard Dagenais et l'installation des égouts pluviaux.
«Il [le propriétaire du Golf] s'était prononcé pour, mais quand il a vu la facture, il a dit non», relate M. Plante. Certains propriétaires ont déjà fait l'acquisition d'un système de filtration d'eau privé, moyennant un déboursé de 10 000$ à 20 000$, affirme-t-il. Mais le problème reste entier pour quelques agriculteurs.
Le service de l'ingénierie examine actuellement le problème. On a retenu différents scénarios pour acheminer l'aqueduc jusqu'au rang Saint-Antoine. La faible densité de population est un des obstacles à surmonter. Qui payera? demandent les autorités municipales.
«Ce n'est pas un problème qui est simple», admet Robert Plante.
«Ce n'est pas un problème qui est simple»
— Robert Plante, conseiller municipal