Martine Lachambre est vérificatrice générale pour la Ville de Laval depuis 2002.
(Photo: Martin Alarie)
Laval scrutée à la loupe
La vérificatrice générale dépose son rapport pour 2006
Occupant le poste de vérificatrice générale pour la Ville de Laval depuis 2002, Martine Lachambre a déposé son rapport pour l'année 2006, la semaine dernière.
Depuis cinq ans, la Loi sur les cités et villes contraint les neuf municipalités du Québec de plus de 100 000 habitants à nommer, au sein de leurs fonctionnaires, un vérificateur général, qui a le mandat de fournir aux élus un rapport annuel sur la qualité de la gestion interne des villes.
À Laval, c'est Martine Lachambre, anciennement vérificatrice interne de la municipalité, qui assume ce rôle pour un mandat non renouvelable de sept ans.
«Mon indépendance est assurée par le fait que mon mode de nomination, mon mandat et mon budget sont définis par la Loi sur les cités et villes, estime Mme Lachambre. Je suis la seule fonctionnaire et employée de la municipalité qui ne relève pas directement du directeur général, mais du conseil.»
Le rapport d'un vérificateur général d'une municipalité comprend, plus précisément, la vérification financière, la vérification de la conformité des opérations aux lois et règlements, ainsi que l'optimisation des ressources.
Pour 2006, Laval avait budgété un peu plus de 765 000$ en dépense pour le bureau du vérificateur interne et général, soit 504 000$ en services professionnels, 254 000$ en salaires et avantages sociaux, et 7 000$ en dépenses diverses.
2006
Dans son rapport pour l'année 2006, Martine Lachambre souligne quelques recommandations quant à la gestion interne de la municipalité.
Elle observe notamment que les plaintes relativement à la couleur de l'eau ont augmenté de manière draconienne pour l'année 2006 (voir texte p.12). Les plaintes relativement à l'odeur et à la présence de particules dans l'eau ont elles aussi connu une certaine hausse.
Mme Lachambre recommande également que les portes des usines de filtration d'eau soient verrouillées en tout temps et que la clôture entourant les stations ne laisse aucun point d'entrée sur le terrain, puisque certaines anomalies ont été relevées à la station de Pont-Viau (voir texte p.3).
La vérificatrice générale de la Ville de Laval a aussi révélé que le nombre d'heures supplémentaires effectuées par les employés du service de Protection des citoyens étaient beaucoup plus élevées que dans les autres villes du Québec, un constat en grande partie attribuable, dans le cas du service des incendies, à un manque de personnel (Courrier Laval, jeudi 30 août).
PHOTO DIGITALE vérificatrice
(Photo: Martin Alarie)
«Je suis la seule fonctionnaire et employée de la municipalité qui ne relève pas directement du directeur général, mais du conseil.»
-Martine Lachambre