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Courrier Laval
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Ce n'est qu'un début

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 4 septembre 2007 à 9:49
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Ce n'est qu'un début
Ce n'est qu'un début
Les insatisfactions quant à l'aspect et l'odeur de l'eau pourraient augmenter dans les années à venir. Pour régler le problème à la source, il faut s'attaquer aux infrastructures vétustes et à la qualité de l'eau des rivières.
Le phénomène de l'eau colorée ne se réglera pas demain matin: remplacer les infrastructures est un projet de longue haleine, fait-on valoir à la Ville. Cependant, des mesures préventives comme le drainage dirigé peuvent faire une différence, explique Daniel Savard, employé de la Ville au module égout et aqueduc du Service des travaux publics, et délégué du Syndicat des cols bleus de Laval.

Au cours des dix dernières années, des équipes de «draineurs» effectuaient régulièrement des purges de quelques minutes à partir des bornes-fontaines des portions isolées du réseau, comme les culs-de-sac, ou dans les vieux quartiers.

Laisser l'eau s'écouler ainsi n'est qu'une solution temporaire et peu efficace, notait Benoît Barbeau, professeur adjoint au département des génies civil, géologique et mines de l'école Polytechnique, lors d'une entrevue accordée au Courrier Laval, l'année dernière.

Denis Savard est, quant à lui, convaincu que la mesure est tout de même nécessaire. «Cette année, il n'y a pas eu d'équipes», déplore-t-il. L'Administration Vaillancourt les a éliminées par manque de volonté, dans le contexte d'une négociation patronale-syndicale qui piétine, plaide-t-il.
Plus de coliformes
Quant à l'odeur de chlore, la vérificatrice générale de la Ville, Martine Lachambre, l'attribue à l'augmentation des taux de chlore à la sortie des usines «afin de diminuer l'occurrence d'échantillons positifs en coliformes dans le contrôle du réseau et la diminution d'avis de faire bouillir l'eau dans le cas du E. coli».
La Ville prévoit construire de nouvelles stations de rechloration, qui devraient permettre de stabiliser le niveau de chlore dans l'eau partout dans le réseau. Il sera alors possible de réduire la chloration à l'usine.
Pollution des entreprises
Pour André Bouthillier, président de la coalition Eau Secours!, Laval aura de plus en plus de difficulté à produire de l'eau potable de qualité. Le problème sera plus criant à l'usine de Sainte-Rose, qui pompe l'eau de la rivière des Mille Îles, dont le niveau baisse d'année en année. «Moins il y a d'eau dans la rivière, plus la charge polluante est forte. Plus elle va être polluée, plus il sera difficile pour Laval de produire de l'eau potable», dit-il.

«Il y a des sortes de pollution que les usines ne peuvent pas filtrer», ajoute-t-il, en mentionnant les déversements du secteur industriel ou de PME. «Il y en a encore», assure-t-il.

«Les entreprises ne peuvent pas faire ce qu'elles veulent», contredit le porte-parole de la Ville, en citant les lois et les règlements municipaux. Dans un rapport récent sur la qualité de l'eau de la rivière des Mille Îles, publié par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, cette assurance est mise en doute.

«Faute de banque centrale de données sur les entreprises industrielles potentiellement polluantes, il nous est actuellement impossible d'estimer l'apport de contaminants» de source industrielle, peut-on y lire. (N.V.)

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