Roxanne Cyr, Pehrtra Oum, Sophie Martin-Marchand et Christian Hamel participent tous au programme Horizon monde qui vise à intégrer les personnes souffrant de déficience intellectuelle dans le marché du travail.
(Photo: Martin Alarie)
Des citoyens à part entière
Les participants à Horizon-monde intégreront prochainement le marché du travail
«Allez la gang, nous sommes capables!» Tel était l'humeur des jeunes bénéficiaires du programme Horizon monde, donné par l'organisme Option Travail. D'ici quelques semaines, une dizaine de jeunes souffrant de déficience intellectuelle seront en mesure d'intégrer le marché du travail pour de bon.
Horizon monde existe depuis 2002 et vise à rendre ses bénéficiaires autonomes pour évoluer dans le marché du travail.
«Nous pouvons faire plus pour que les bénéficiaires reçoivent davantage lorsqu'ils travaillent, raconte Louise Courteau, fondatrice et directrice générale d'Option Travail. Nous voulons amener les jeunes au maximum de leurs capacités pour qu'ils soient des citoyens à part entière.»
C'est par l'entremise du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI) Normand-Laramée que les bénéficiaires ont l'occasion d'avoir accès au programme Horizon-monde.
«Puisque nous avons accès à un grand bassin de jeunes, il est possible pour nous de constater lesquels ont l'ensemble des qualités requises pour intégrer plus facilement le marché du travail, explique Martine Labelle, agente d'intégration du CRDI. Par la suite, ce sont les responsables d'Option Travail qui prennent la relève.»
Un groupe motivé
Lors de la présentation de la septième délégation du programme Horizon-monde, le 5 septembre dernier, l'enthousiasme était palpable chez les jeunes. Après plusieurs semaines de formation à l'intérieur de l'organisme, ils commenceront un sous-contrat d'assemblage, avant de passer au processus d'entrevues pour dénicher un emploi.
Sophie Martin-Marchand, une participante du programme, a déjà passé une entrevue d'emploi et débutera prochainement sa carrière au restaurant St-Hubert. Lorsqu'on lui demande si elle est nerveuse, la réponse ne tarde pas à venir: «Stressée? Pas pantoute! Je vis positivement et énergiquement depuis que j'ai été embauchée là-bas.»
Grâce au programme, chaque jeune sera rémunéré, peu importe le type d'emploi. Pour Mme Courteau, il s'agit d'un élément fondamental pour être en mesure de procéder à une intégration complète.
«Tout travail mérite salaire, soutient-elle. Nous voulons de bonnes conditions de travail pour notre groupe. L'abus envers ces personnes, ce n'est pas d'ici que ça sortira. Si nous avons des doutes devant un employeur, il y aura inspection et si les conditions de travail ne sont pas adéquates, la collaboration cessera.»
Lors de la présentation de la délégation, les parents et responsables des participants étaient fiers et surtout très heureux du cheminement accompli par ceux-ci.
«C'est un environnement très positif, a expliqué l'oncle d'un des bénéficiaires, qui a préféré ne pas se nommer. Le programme leur permet de devenir autonomes parce que c'est eux qui passent les entrevues pour les emplois. De plus, il y a également un encadrement et un suivi une fois que le jeune a intégré le marché du travail. C'est un élément rassurant.»
Raymonde Folco, la députée de Laval-les-Îles, s'est déplacée pour souligner la persévérance des participants. La politicienne a d'ailleurs qualifié le groupe de «source d'inspiration qui lui donne envie de continuer dans les moments plus difficiles». Lorsque le projet a été présenté pour la première fois, en 2002 Mme Folco a été la première à s'impliquer et à le piloter.
PHOTO DIGITALE
Option Travail
(Photo: Martin Alarie)
«Stressé? Pas pantoute! Je vis positivement et énergiquement depuis que j'ai été embauché là-bas.»
-- Sophie Martin-Marchand