Gilles Michaud est président du conseil régional de l'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublics (AQRP).
(Photo: Martin Alarie)
Les aînés plus fortunés à Laval et à Montréal
C'est dans les régions de Montréal et de Laval que les revenus des personnes âgées sont le plus élevé au Québec, selon une étude.
Un portrait statistique, dressé par l'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP), dévoilé en début de semaine, émet ce constat.
Selon le document, les aînés de Laval touchent en moyenne 22 350 $ par année, un montant supérieur au revenu moyen québécois, qui s'élève à 21 619 $.
Les statistiques révèlent par ailleurs que les revenus des femmes sont similaires à la norme, mais que les revenus des hommes s'élèvent au-delà de la moyenne de la province de presque 1500 $.
«Si les revenus des personnes âgées sont supérieurs au reste de la province, c'est en grande partie parce qu'elles travaillent plus longtemps», explique Gilles Michaud, président du conseil régional de l'AQRP.
En effet, la même étude démontre que plus d'un Lavallois sur cinq âgé de 65 à 74 ans continue de participer au marché du travail. Ce taux, le plus élevé de toutes les régions administratives, est de 15 % plus important que la moyenne québécoise.
Montréal et Laval sont aussi les régions où les revenus des aînés plafonnent. On y enregistre d'ailleurs le plus faible taux de bénéficiaires du supplément de revenu garanti (SRG).
C'est en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, au Bas-Saint-Laurent et en Côte-Nord que les revenus sont les moins importants en province.
Autres chiffres
Selon le portrait statistique, en 2001, les personnes âgées composaient 13 % de la population de Laval, et on estime que ce taux grimpera à 23 % en 2026.
En 2001, seul 6,5 % d'entre elles vivaient en ménage collectif, alors que l'immense majorité habitait en habitations privées, dont un quart complètement seules.
Toujours en 2001, trois personnes âgées sur dix déclaraient avoir une santé passable ou mauvaise, et la consommation de médicaments par le troisième âge se situait un peu en retrait des normes québécoises.
La région a également enregistré un nombre restreint d'actes criminels commis à l'endroit des personnes âgées. Les 57 actes, enregistrés en 2002, ont représenté un taux de 12 pour 10 000, ce qui est un peu moins élevé que la moyenne québécoise.
Le suicide parmi les personnes âgées est lui aussi moins élevé qu'ailleurs, alors qu'à peine quatre ont été recensés en 2001. Proportionnellement, seules les régions de la Gaspésie et de Montréal sont supérieures, à ce niveau.
«Je crois que ces statistiques démontrent que la qualité de vie est intéressante pour les personnes âgées de Laval, estime M. Michaud. Je me serais toutefois attendu à ce qu'il y ait davantage de gens d'ailleurs qui s'installent à Laval pour prendre leur retraite.»
Ce sont plutôt les régions de la Montérégie et de Lanaudière qui semblent attirer le plus de personnes âgées.
«Si les revenus des personnes âgées sont supérieurs au reste de la province, c'est en grande partie parce qu'elles travaillent plus longtemps»
-- Gilles Michaud, AQRP
(Photo: Martin Alarie)