Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Courrier Laval
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Fini la friture

Les écoles de Laval avaient déjà pris cette initiative

par Geneviève Fortin
Voir tous les articles de Geneviève Fortin
Article mis en ligne le 18 septembre 2007 à 10:34
Soyez le premier à commenter cet article
Fini la friture
La ministre Michelle Courchesne (Photo: Martin Alarie) PHOTO DIGITALE : charbonneau
Fini la friture
Les écoles de Laval avaient déjà pris cette initiative
Vendredi matin, le premier ministre Jean Charest et la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport Michelle Courchesne ont confirmé qu'à travers leur Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif, les écoles et les commissions scolaires devront sortir les frites, la friture et les boissons gazeuses des cafétérias, d'ici janvier 2008.
Une dizaine d'autres mesures liées aux trois orientations de la politique-cadre entreront en vigueur lors de la rentrée de septembre 2008. Elles visent à remplacer les aliments à faible valeur nutritive par des aliments plus variés et plus nutritifs. Cela signifie, par exemple, le remplacement des aliments très sucrés par des desserts et des collations à base de fruits.

La présidente de la Commission scolaire de Laval (CSDL), Francine Charbonneau, affirme que la commission scolaire est déjà très active en ce qui concerne les saines habitudes de vie. Les frites ne sont d'ailleurs plus au menu des cafétérias. En mai, la CSDL adoptait sa Politique de promotion et d'éducation à la santé et aux saines habitudes de vie auprès des élèves. Parmi les objectifs du volet alimentation, notons «la promotion des saines habitudes alimentaires» et «l'offre d'aliments sains dans nos établissements».

Si elle juge que la CSDL est en avance sur les demandes du gouvernement, la présidente ajoute que cela n'empêchera pas la commission scolaire d'aller plus loin, notamment en adoptant les mêmes règles alimentaires au centre administratif.

Dans les distributrices, la présidente fait savoir que les boissons gazeuses ont déjà cédé la place aux bouteilles d'eau et aux jus de fruits. «Dans le cas des centres de formation professionnelle, il y a encore des boissons gazeuses. C'est un plus ardu puisqu'il s'agit d'adultes», explique Mme Charbonneau.

Alors que la politique du ministère de l'Éducation encourage les cafétérias scolaires à utiliser des produits frais régionaux, Francine Charbonneau aimerait voir naître un partenariat entre les maraîchers lavallois et les concessionnaires présents dans les écoles.

Même si son établissement ne sert pratiquement plus de malbouffe, le directeur général du Collège Letendre, Yves Legault, regrette que le gouvernement ait choisi une approche du tout ou rien. Il confie qu'il aurait préféré que la politique soit mise en place graduellement. Consciente que l'établissement est situé à proximité de deux centres commerciaux, la direction de cette école privée a retiré la friture de façon progressive.

Du côté des distributrices, le directeur admet qu'on y retrouve encore des croustilles et du chocolat. «Nous avons choisi des chips sans gras trans», dit M. Legault. Il fait remarquer que ces produits ne sont pas aussi populaires qu'on pourrait le croire. «Nous avons 1400 élèves et il y a 300 barres de chocolat vendues par mois», affirme-t-il en rappelant que l'établissement accueille également des adultes en soirée.
Investissements
Dans un contexte où les cas d'obésité sont de plus en plus nombreux chez les jeunes, les politiciens provinciaux ne cachent pas que l'un des objectifs de la politique-cadre est «de s'attaquer à l'embonpoint et l'obésité». Jean Charest a fait remarquer que l'Organisation mondiale de la santé parle d'une épidémie.
Le gouvernement a-t-il des objectifs précis quant à la diminution du taux d'obésité? «On ne le calcule pas ainsi, répond Mme Courchesne, en entrevue. C'est un objectif à moyen terme.»

Même si les médias ont abondamment abordé l'élimination de la malbouffe, la politique-cadre traite également de l'importance d'un mode de vie physiquement actif. Le Ministère a fourni des fiches traitant de l'aménagement et l'animation des cours d'écoles et la mise sur pied d'une programmation d'activités physiques parascolaires.

La ministre Courchesne a annoncé qu'un soutien financier totalisant 11 M$ permettra l'élaboration ou la mise à jour des politiques locales, l'achat d'équipements et l'aménagement des cours d'écoles. À cette somme s'ajoute le renouvellement de 5 M$ du programme, déjà en place, Écoles en forme et en santé. (G.F.)



PHOTO DIGITALE : courchesne

(Photo: Martin Alarie)

PHOTO DIGITALE : charbonneau

(Photo: Martin Alarie)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Le prix de l’essence a-t-il modifié vos habitudes de transport?
  • Oui
  • Non

Liens