Une partie de la distribution de la Commedia dell'arte.
(Photo: courtoisie)
La prudence n'a pas d'âge
Défi prévention jeunesse de la CSST
Pour une dixième année, les écoles de Laval pourront prendre part au Défi prévention jeunesse de la CSST, visant à rendre les jeunes plus prudents.
L'objectif prend plusieurs formes. Certaines écoles éveillent leurs élèves à la sécurité dans la cuisine, l'atelier, la manipulation ou l'entreposage des produits dangereux. Yvan Paquette, de la Direction régionale de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), observe que de plus en plus de projets abordent les questions de violence, d'intimidation et de taxage.
Le désir des responsables de cette campagne est que les jeunes mettent les habitudes apprises à l'école en application à la maison et plus tard, au travail. «Nous voulons que la sécurité soit un peu comme le port de la ceinture de sécurité, dont les campagnes de sensibilisation font que maintenant, le fait de s'attacher en voiture est devenu inné», indique M. Paquette.
Même si le projet cible les jeunes du primaire à la formation professionnelle, Yvan Paquette constate que les écoles primaires participent davantage. L'an dernier, 20 écoles de Laval étaient inscrites, ce qui représentait 7000 jeunes. Parmi les établissements participants, on compte l'école Paul-Comtois, à travers son atelier des petits bricoleurs, le service de garde de l'école Jean-Lemonde et le Collège Letendre.
M. Paquette souligne que le Défi prévention jeunesse n'est pas un concours. Les écoles dont le projet est accepté reçoivent une aide financière pouvant aller jusqu'à 350$.
Commedia dell'arte
Une soixantaine d'élèves de l'école Raymond participent au projet depuis trois ans. À travers les personnages de la commedia dell'arte, les élèves présentent des situations pouvant présenter des dangers, tels que traverser une cour glacée ou enneigée, circuler dans les escaliers, porter un sac à dos trop lourd.
Pierre Boutin, enseignant responsable et auteur des saynètes, fait savoir que le projet qu'il réalise avec les élèves de cinquième et sixième années est attendu. «Je voulais monter autre chose, mais les élèves veulent rejouer la pièce. Si je la refais cette année, j'aimerais ajouter des masques», dit-il.
Lorsqu'on lui demande si la pièce présentée aux autres élèves de l'école et aux parents modifie le comportement des enfants, M. Boutin se fait philosophe: «Les enfants retiennent bien ce qui leur sert. L'importance de ne pas surcharger le sac à dos, ils le savent. Il n'est pas question d'apporter un dictionnaire pour compléter un travail à la maison!»
Les écoles ont jusqu'à la fin novembre pour s'inscrire dans la section jeunesse du site
www.csst.qc.ca.