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Une revue sur le tanka naît à Laval

Quand mondialisation rime avec poésie

Benoit LeBlanc par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 27 septembre 2007 à 6:43
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Revue du tanka francophone. (Photo: Martin Alarie)">Une revue sur le tanka naît à Laval
Patrick Simon, directeur de la Revue du tanka francophone. (Photo: Martin Alarie)
Une revue sur le tanka naît à Laval
Quand mondialisation rime avec poésie
Il n'y a pas que des pédophiles sur Internet, il y a aussi des poètes! Lancée le 9 septembre par le Lavallois Patrick Simon et son équipe, la Revue du tanka francophone, est là pour en témoigner.
Le tanka est un court poème d'origine japonaise. Il serait né de billets doux échangés secrètement à la cour impériale des Heian, à Kyoto, au 10e siècle. Des éléments de la nature y accompagnent des sentiments humains. Au passage de l'an 2000, la passion pour cette poésie a entraîné la reprise d'échanges nés entre francophones et Japonais, il y a… plus de 150 ans. Les forums virtuels ont remplacé les salons littéraires du milieu du 19e siècle.

«On inaugurait à la même époque les premières expositions universelles. Les poètes français ont découvert les poèmes nippons de 31 syllabes (cinq lignes), les artistes japonais se sont émerveillés devant la peinture des impressionnistes», raconte Patrick Simon.

Depuis, les poètes de la francophonie n'ont cessé de ciseler à leur manière le tanka ou le ranga. Ce dernier étant une suite de tankas, composée par plus d'une personne. Par ce genre poétique, les Mallarmé, Verlaine et Rimbaud ont désiré rompre avec la poésie hermétique et lourdaude de leurs prédécesseurs. Une façon de revenir à l'essentiel. Privilégier l'image pour toucher les gens. On n'a pas de mots à perdre avec le tanka.
Renaissance
La dernière revue officielle de tanka dans la francophonie a expiré dans les années 60. La Revue internationale du tanka était menée par des poètes de France et du Japon, avec à leur tête Jehanne Grandjean et Hisayoshi Nagashima. Au Québec, Guy Loranger, Maxianne Berger et André Duhaime ont été les adeptes principaux de ce genre poétique.

«En animant des forums, j'ai réalisé qu'il y avait place pour une revue littéraire spécialisée en tanka. Notre premier numéro accueille des gens d'Afrique du Nord, d'Europe, du Québec, de toute la francophonie», observe M. Simon.
Collaboration et création
En plus de la participation d'enfants français inscrits à un concours de tanka en Aquitaine, dix-huit collaborateurs sont du premier volume de la Revue du tanka francophone. Publiée trois fois par année, la prochaine revue paraîtra en décembre. Chacune comprendra quatre sections: tankas de poètes contemporains, ranga collectif, recension d'ouvrages anciens et contemporains sur le sujet et échanges sur l'histoire et l'évolution du tanka.
On peut contacter l'équipe de la Revue du tanka francophone à www.revue-tanka-francophone.com.

PHOTO DIGITALE PatrickSimon

(Photo: Martin Alarie)
«En animant des forums, j'ai réalisé qu'il y avait place pour une revue littéraire spécialisée en tanka »
– Patrick Simon

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