La cour asphaltée de l'école Saint-Gérard/Sainte-Cécile sera embellie, notamment grâce à une subvention de 10 000$.
(Photo: Martin Alarie)
Des élèves réaliseront leur cour de rêve
Subvention de 10 000$ à l'école Saint-Gérard/Sainte-Cécile
La cour de l'école Saint-Gérard/Sainte-Cécile sera embellie, notamment grâce à une subvention de 10 000$, remise par le fonds Amusécole.
Cette somme permettra à l'établissement de Laval-des-Rapides de se construire une identité puisque les 575 élèves sont répartis en deux pavillons situés de chaque côté de la vaste cour asphaltée. «La cour va harmoniser les deux écoles qui ont été fusionnées il y a trois ans», note la directrice, Sylvie Lavoie.
La subvention permettra aux élèves de réaliser leur cour de rêve, dans le cadre du projet AVEC (Avenir, Viable, École, Communauté). Lors de la conférence de presse, lundi, les responsables du projet ne pouvaient dire à quel moment se concrétisera l'amélioration de la cour. «Une fois que les élèves auront établi leurs besoins, des architectes-paysagers feront des plans à partir de ceux des enfants», explique Monique Hascoat, agente de développement du projet AVEC, à la Conférence régionale des élus de Laval.
Les travaux se feront en plusieurs phases et l'échéancier dépendra des autres subventions que l'école sera en mesure d'obtenir.
Habituellement, le fonds Amusécole remet des subventions de 5000$, mais un nombre limité de projets peut recevoir un montant de 10 000$. Le conseil d'établissement qui a piloté la demande espérait obtenir le plus gros montant. Martin Filteau, membre du conseil d'établissement, indique que la demande insistait sur le statut de défavorisation de l'école qui a une cote de 9/10 au ministère de l'Éducation, des Loisirs et du Sport.
PFK
Le fonds Amusécole est appuyé par trois entreprises, dont Priszm Income Fund qui est propriétaire et exploitant de 480 restaurants des bannières PFK, Pizza Hut et Taco Bell.
Lors du point de presse, la présidente de la Commission scolaire de Laval (CSDL), Francine Charbonneau, a relevé l'ironie de la situation. «Il y a quelques semaines, j'assistais à une conférence de presse où on annonçait la fin de la malbouffe dans les écoles… ça me fait un peu sourire de savoir que c'est PFK qui se cache derrière ce chèque», a-t-elle dit, avant d'ajouter à l'intention de la représentante de la chaîne de restaurants: «Vous avez compris l'importance de faire bouger les élèves».
En entrevue, Mme Charbonneau rappelle que les écoles sont soumises à une réglementation stricte quant à l'affichage commercial. Ainsi, le chèque du fonds Amusécole ne mènera pas à l'installation d'affiches vantant les mérites de l'une ou l'autre des franchises de restauration rapide.
Est-ce qu'une entreprise pourrait remettre aux écoles des objets promotionnels (règles, crayons, cartables) avec leur logo? «Non, répond la présidente de la CSDL. Nous n'acceptons pas non plus de remettre des lettres aux parents concernant des entreprises à but lucratif.»
Monique Hascoat rapporte que les entreprises qui participent financièrement au projet AVEC n'ont pas d'attente. «Elles savent qu'elles n'en retireront rien puisqu'elles ne peuvent pas afficher», dit-elle en faisant remarquer que les gens d'affaires sont aussi des parents et que c'est ce qui les pousse à faire leur part.
PHOTO DIGITALE : saint-gerard
(Photo: Maya)
Cour (à venir quatre colonnes)
(Photo: Martin Alarie)