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Une fondation pour aider les enfants du Nicaragua

Anne Poliseno se dévoue pour améliorer leur vie

Diane Hameury par Diane Hameury
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Article mis en ligne le 21 octobre 2007 à 11:11
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Une fondation pour aider les enfants du Nicaragua
Anne Poliseno a créé la Fondation SERAN afin de venir en aide aux enfants du Nicaragua. Cette photo a été prise à Los Hervideros lors de son deuxième voyage en Amérique Centrale. (Photo: Courtoisie)
Une fondation pour aider les enfants du Nicaragua
Anne Poliseno se dévoue pour améliorer leur vie
Une photo trouvée sur Internet en 1999 dans le cadre d’une recherche pour un projet informatique sur le Nicaragua aura complètement changé la vie d’Anne Poliseno.
L’an dernier, la résidente d’Auteuil créait une fondation pour venir en aide aux enfants de ce pays.

«Sur cette photo, on y voyait une maison et deux petites filles assises devant, vêtues d’une robe toute simple. Cette image m’a tellement touchée que je me suis juré de visiter le Nicaragua un jour», raconte Mme Poliseno.

La Lavalloise a mis les pieds au Nicaragua pour la première fois en janvier 2005. Elle est frappée par la gentillesse des habitants et leur bonheur, malgré leurs conditions de vie difficiles. «Je voulais tellement faire quelque chose pour les aider, mais je ne voulais pas les offenser en leur donnant de l’argent.»
Fournitures scolaires
À son retour, Mme Poliseno décide d’amasser des sacs à dos et des fournitures scolaires pour les enfants nicaraguayens et elle sollicite des collègues et des amis. On lui suggère d’ajouter de la nourriture et des vêtements à ses dons. Elle conçoit un projet, s’achète un livre pour apprendre l’Espagnol et reprend le chemin de l’Amérique Centrale six mois après son premier voyage.
«À l’époque, j’ai fait beaucoup de démarches auprès de nombreux organismes et du Consulat canadien au Nicaragua qui m’a dirigée vers l’Agence canadienne de développement internationales. Rien ne fonctionnait vraiment, alors j’ai eu l’idée de créer la Fondation SERAN», explique celle qui est retournée au Nicaragua en juin 2006 et février dernier.

Comme la fondation n’est pas encore reconnue comme un organisme de charité (une étape qui sera bientôt franchie), Mme Poliseno ne peut recevoir d’argent, faute de pouvoir émettre des reçus d’impôts. Elle compte sur les dons et sur des activités de financement pour poursuivre sa mission, en plus d'ouvrir parfois les cordons de sa bourse.

«Il y a deux ans, la Ligue de baseball Vimont-Auteuil m’a donné des bâtons et des chandails que j’ai remis aux enfants là-bas.»
Beaux projets
Anne Poliseno caresse de beaux projets pour l’avenir : à court terme, elle aimerait bien agrandir l’école de San Remigio et y faire aménager des équipements sanitaires. L’achat d’une maison à Managua pour accueillir les enfants, offrir des fournitures scolaires, des vêtements et des livres en espagnol aux jeunes, donner accès aux loisirs et au divertissement et sensibiliser les étudiants du Québec aux conditions de vie des enfants d'un pays en voie de développement font aussi partie de ses plans.
«Visiter un pays comme le Nicaragua change beaucoup ta vision des choses. Ici, même les plus pauvres sont riches comparés aux gens là-bas…», conclut-elle. On peut visiter le site de la Fondation SERAN (Sports, Études, Réussite, Activités, Nicaragua) à l’adresse suivante : fondationseran.iquebec.com

Photo digitale fondation

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