La cote de crédit de Laval rehaussée
La situation financière de la ville en excellente santé
La situation financière de la ville est en excellente santé, s'il faut s'en remettre à la firme internationale d’évaluation de crédit Standard & Poor’s qui vient de réviser à la hausse la cote des titres d’emprunt à long terme de la municipalité.
De A + avec perspective positive, la cote de crédit passe à AA – avec perspective stable. Cette enviable appréciation se fonde essentiellement sur la politique de réduction de la dette défendue par l'administration Vaillancourt, la forte croissance économique observée dans la région et la performance budgétaire améliorée.
«Cette valorisation de la cote de crédit représente une excellente nouvelle pour toute la population lavalloise», s'est réjoui le maire Gilles Vaillancourt. «Des experts financiers internationaux reconnaissent que nos efforts visant à réduire la dette, à faire preuve de rigueur budgétaire et à créer des conditions propices au développement économique portent fruit».
Avenir prometteur
Selon l'analyse de Standard & Poor’s, la réussite financière lavalloise tient aussi du fait qu'elle a «réussi à devenir un centre canadien important de haute technologie, de biotechnologie et d’entreprises pharmaceutiques, tout en conservant une banque substantielle de terrains pour du développement futur».
On y souligne également la diversification du marché de l’emploi tout comme de la base d’impôts fonciers et des types de contribuables.
L'avenir économique de Laval s'annonce tout aussi bien pour les années à venir, estiment les spécialistes de la firme indépendante.
Ils sont d'avis que la mise en service, au printemps dernier, de trois stations de métro devrait contribuer significativement à la croissance future de la municipalité. Ils en donnent pour preuve l’implantation prochaine de la Cité du Savoir prévue au pourtour de la station terminale Montmorency.
En se projetant dans quatre ans d'ici, Standard & Poor's entrevoit un développement accéléré dans l'est de Laval, un secteur qui profitera directement du parachèvement de l’autoroute 25.
Mine de rien, ces deux infrastructures majeures de transport auront totalisé un investissement de 1,15 milliard de dollars sans qu'il n'en coûte un centime aux contribuables lavallois. Réalisé au coût de 750 M$, le métro a été entièrement financé par le gouvernement du Québec, alors que le pont dans l'est sera construit en mode de partenariat public privé.
Surplus et réduction
La firme de notation de crédit indique, par ailleurs, que le surplus budgétaire réalisé en 2006, ajusté selon ses critères, est le plus élevé des sept dernières années. «Laval affiche de manière constante de solides résultats d’exploitation depuis plusieurs années, permettant à la municipalité d’effectuer régulièrement de larges contributions au budget d’immobilisation à partir des surplus d’exploitation». Une façon de faire qui contient d'une part le fardeau fiscal et qui, d'autre part, favorise la croissance, poursuit-on.
Enfin, l’agence fait ressortir que depuis 1999, l’endettement de Laval suit une courbe descendante, le ratio de la dette sur les revenus totaux ayant décliné de plus de 30 % durant cette période. «Nous prévoyons que cette tendance se poursuivra au cours des prochaines années», conclut Standard & Poor’s.