Lucille Rodrigue a remis une pétition de 580 noms à la STL.
On demande le retour d'un circuit d'autobus vers la Place Publique
La 404 ne répond pas aux besoins
Lucille Rodrigue était de passage aux bureaux de la Société de transport de Laval, mercredi, afin de remettre une pétition de 580 noms à Pierre Lavigueur, directeur de la planification des trajets d’autobus.
La septuagénaire déplore la disparition du circuit 44 lors de la mise en place du nouveau réseau en avril, un trajet qui donnait un accès direct au secteur de la Place Publique via le boulevard Samson. Depuis l'ouverture du métro, la ligne 404 dessert cette portion de la rue Principale uniquement sur semaine et seulement très tôt en matinée et en fin d'après-midi.
«Je prenais la 44 pour aller à la messe ou à la bibliothèque Yves-Thériault, explique Mme Rodrigue lors de notre entrevue quelques minutes avant sa rencontre avec M. Lavigueur. Je suis aussi responsable des petites annonces pour la paroisse et je dois aller les porter au presbytère. J’ai au moins la chance d’avoir une amie qui a une voiture pour me déplacer.»
La résidente de Sainte-Dorothée a tout d'abord communiqué avec la STL pour se plaindre. N'obtenant pas de résultat, elle téléphone une deuxième fois un mois plus tard.
«J'ai dit que nous payions des taxes, mais que nous étions traités comme des enfants pauvres. Je leur ai fait remarquer que c’était une situation difficile pour les gens âgés.»
Plus d’un mois
La signature de la pétition a demandé plus d'un mois d’effort à Mme Rodrigue. Elle a cogné à plusieurs portes en plus d’en déposer une copie dans des endroits fréquentés, comme à l’église de la rue Principale, dans des restaurants et des dépanneurs.
Elle avait réussi à récolter 300 noms lorsqu’une amie lui a prêté main-forte. «Heureusement qu’elle était là parce que je commençais à être fatiguée», dit-elle.
Jointe au téléphone, Marie-Céline Bourgault, directrice des communications et du marketing pour la STL, a expliqué que la demande de Lucille Rodrigue sera évaluée afin de voir si on pourrait accommoder les gens qui ont signé la pétition.
Très représentatif
«Plus de 500 noms, c’est très représentatif, mentionne-t-elle. C’est impossible de ne pas en tenir compte. On doit analyser l’ensemble des circuits et voir ce que l’on peut proposer comme alternative.»
Mme Bourgault souligne que des changements dans les trajets sont apportés trois fois durant l’année. Les prochains sont prévus pour le mois de janvier, mais ils sont déjà planifiés, dit-elle.
De son côté, Mme Rodrigue a bon espoir que la situation se règle, «sinon je n’aurais pas fait tout cela», confie cette dame. «Tout ce que je veux, c’est que ça arrive avant la venue de l’hiver», ajoute-t-elle.