Les Tanguy font sentir leur présence
Les hommes sont nettement moins autonomes
Décidément, les Lavallois se sentent particulièrement bien à la maison familiale.
Tant et si bien que la présence des Tanguy prend l'ampleur d'un phénomène en terre lavalloise. C'est du moins le constat que l'on tire du Portrait des jeunes lavallois produit par le Forum jeunesse Laval.
Au recensement de 2001, la proportion des 25-29 ans habitant chez leurs parents était de 29 %.
Les filles plus autonomes
Les données disponibles étant fragmentaires, on ne pouvait départager les Lavallois des Lavalloises collant à la maison.
Toutefois, la tendance québécoise n'est pas très flatteuse pour le sexe que l'on dit fort.
«Les statistiques auxquelles nous avons accès pour Laval ne nous permettent pas de voir l'évolution qui s'est produite en 20 ans, ni de faire une comparaison entre les sexes, mais elles nous permettent tout de même de constater l'ampleur du phénomène», peut-on lire dans le rapport statistique rendu public le 24 mai dernier.
Reste qu'au Québec, la proportion des hommes de 25-29 ans demeurant au foyer familial a crû de 17% à 25% entre 1981 et 2001. Pour la même période, les femmes du même groupe d'âge demeurant chez leurs parents passaient de 9% à 13%. Une statistique fort éloquente qui témoigne que les femmes sont deux fois plus autonomes que leur vis-à-vis masculin.
Home sweet home
Il appert également que la région périurbaine soit particulièrement propice à la génération des Tanguy, essentiellement en raison des opportunités qu’offre la banlieue de construire des annexes aux maisons existantes et de la possibilité pour les enfants majeurs de bénéficier d’une aire d’intimité au sein du foyer parental.
Selon un tableau comparatif publié dans La Presse en 2005 et tiré des données de Statistique Canada, les Lavallois sont largement plus enclins que leurs congénères de la couronne nord et de la couronne sud à vivre chez leurs parents. Dans le district de Laval-Ouest, par exemple, ils étaient en 2001 pas moins de 44% des hommes et 26% des femmes de 25-29 ans à rester à la maison familiale. En comparaison, la proportion des Longueuillois à demeurer à la maison était deux fois moindre (22%).
20-24 ans
Tous sexes confondus, sept Lavallois sur dix (69,4%) âgés de 20 à 24 ans créchaient chez leurs parents en 2001.
Dans l’ensemble du Québec, ils étaient nettement plus nombreux à voler de leurs propres ailes, alors que 63% des Québécois et 48% des Québécoises de ce même groupe d’âge vivaient à la maison.
Dans le district de Laval-Ouest, les hommes de 20 à 24 ans partageaient l’habitation familiale dans une proportion de 86%; les femmes, elles, dans une proportion de 72%.
«Bien que certains jeunes abusent de la bonté de leurs parents, la plupart ne peuvent quitter le milieu familial parce qu’il faut plus de temps aux jeunes pour s’installer en emploi et que l’accession aux études supérieures retarde les projets de vie des jeunes. D’un autre côté, le retour au domicile est souvent motivé par la rupture d’une union et la perte d’un emploi», analyse-t-on dans le rapport.
Ils représentent 29% des Lavallois de 25-29 ans