En 45 minutes seulement, 25 automobilistes ont été interceptés pour vitesse excessive dans cette zone scolaire du boulevard Sainte-Rose, à Fabreville.
(Photo: Martin Alarie)
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Les zones scolaires ignorées par les automobilistes
Le nombre d'automobilistes qui ne respectent toujours pas la limite de vitesse établie à 30 km/h en zone scolaire a de quoi surprendre.
25 contraventions en 45 minutes. C'est le résultat de l'opération policière qui s'est déroulée très tôt, mardi matin, et à laquelle a assisté une équipe du Courrier Laval.
Les quatre policiers étaient postés à l'intersection du boulevard Sainte-Rose et de la rue Caracas, dans le quartier Fabreville. Dans cette zone scolaire, la vitesse maximum permise est de 30 km/h.
Entre 7h et 7h45, pas moins de 25 voitures ont été interceptées, toutes pour des excès de vitesse, à l'exception d'une dame qui a omis de s'arrêter alors qu'elle croisait un autobus scolaire dont les feux intermittents étaient en marche. Cette infraction, commise alors qu'elle reconduisait justement son enfant à l'école, lui a valu neuf points d'inaptitude. Ironiquement, quelques secondes avant son infraction, elle s'était appliquée à effectuer un arrêt à la perfection, elle qui venait tout juste d'apercevoir les policiers.
«Je n'ai jamais vu l'autobus scolaire, a-t-elle prétexté, lorsqu'interrogée par le journaliste. À dire vrai, je trouvais bizarre que l'autobus soit arrêté si près de l'école. Je croyais en une erreur du chauffeur, et c'est pourquoi je ne me suis pas arrêtée.»
Mal de tête
Pour ce qui est des automobilistes appréhendés pour vitesse excessive, les explications variaient d'une personne à l'autre.
«J'ai été très malchanceuse, a lancé une enseignante qui se dirigeait vers le boulot, interceptée à 57 km/h. Je suis en retard et, en plus, j'ai tout un mal de tête. Habituellement, je respecte la limite. Tout de même, je suis heureuse de constater que les automobilistes du secteur sont surveillés.»
Une jeune femme dans le début de la vingtaine, arrêtée parce qu'elle roulait à 59 km/h, a quant à elle expliqué qu'elle n'avait pas l'habitude d'emprunter ce trajet, et qu'elle n'avait jamais remarqué qu'il s'agissait d'une zone scolaire.
«Quand je conduis dans un endroit inconnu, je deviens très nerveuse et je ne vois pas toute la signalisation. En temps normal, je fais toujours attention.»
Normal
Selon le lieutenant Guy Ménard, la police de Laval effectue régulièrement ce type d'opération en zone scolaire et, à chaque occasion, les automobilistes à se faire intercepter sont très nombreux.
«25 voitures en 45 minutes, c'est tout à fait normal, indique-t-il. Nous en interceptons parfois même beaucoup plus. Dans huit cas sur dix, il s'agit de mères qui vont porter leurs enfants à l'école»
«Même après des événements comme celui de l'Île-Perrot, on ne voit pas pour autant de changement dans l'attitude des automobilistes, poursuit-il. Les gens sont conscients du crime grave que représente l'alcool au volant, mais pour la vitesse, c'est autre chose. Je ne sais pas ce que ça prendra.»
Rappelons que le ministère des Transports a rendu public, cette semaine, un projet de loi de loi modifiant le code de la sécurité routière.
On propose notamment de doubler les amendes et les points d'inaptitudes pour les excès de 40 km/h et plus, d'interdire les téléphones cellulaires au volant, d'imposer des limiteurs de vitesse pour les véhicules lourds et d'implanter un projet-pilote en vue d'installer des radars-photo.
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(Photo: Martin Alarie)
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(Photo: Martin Alarie)