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Près d’un million pour attirer les jeunes familles

Retour de la campagne télévisuelle "C'est bon pour le moral de vivre à Laval"

par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 25 novembre 2007 à 7:10
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Près d’un million pour attirer les jeunes familles
La Ville injecte 800 000$ afin de soutenir la vitalité de la construction résidentielle en 2008, en dépit d'un fléchissement de 6,4% des mises en chantier prévu dans la région du grand Montréal, selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). (Photo: Martin Alarie) Fichier: Chantier
Près d’un million pour attirer les jeunes familles
Retour de la campagne télévisuelle "C'est bon pour le moral de vivre à Laval"
Le comité exécutif de la ville dégage une enveloppe de 800 000$ pour relancer une campagne promotionnelle visant à inciter les familles québécoises à choisir Laval comme nouveau milieu de vie.
Confiée à Laval Technopole, cette campagne qui prendra d’assaut les ondes télévisuelles dès janvier 2008 aura un air de déjà vu, puisqu’on revient avec les mêmes pubs qu’on a vues et revues en 2006.
Contribution spéciale
«La campagne C'est bon pour le moral de vivre à Laval a été tellement efficace que les constructeurs ont tenu à reprendre là où on avait laissé, l’an dernier», explique Sylvie Gauthier, porte-parole de l’organisme de développement économique régional.
Il faut savoir que les entrepreneurs généraux qui tirent directement profit des retombées d’un tel battage publicitaire contribuent pour 50% de la facture.

Tout comme la campagne de 2006, celle de 2008 sera en partie financée par les constructeurs immobiliers à raison d'une taxe spéciale prélevée lors de l'émission des permis de construire.

«Il s'agit d'une contribution au développement», nuance le porte-parole de la Ville, Marc Laforge. Au printemps dernier, le coût des permis de construction aux fins résidentielles, commerciales et industrielles a été majoré d'une hausse moyenne de l'ordre de 50%. Tant et si bien que la valeur d'un permis résidentiel de base est passée de 310$ à 495$, soit l'équivalent d'une contribution au développement de 185$. Mine de rien, le Service d'urbanisme délivre ce type de permis en quelque 1100 occasions par année, ce qui représente la rondelette somme de 220 000$.

Quant au permis de construction commerciale et industrielle, il en coûte depuis le mois de mars 295$ de plus, la note s'élevant à 995$.

Il y a deux ans, l'effort des constructeurs lavallois en termes de contribution au développement avait été toutefois plus modeste, puisque la municipalité avait majoré la valeur moyenne de ses permis de l'ordre de 20%.
En deux temps
Ce programme de mise en valeur se déclinera en deux phases, dont la première couvrira les mois de janvier à avril, alors que la seconde devrait coïncider avec la rentrée des classes.
«À la campagne télé s’ajoutera une présence dans les médias imprimés, une nouveauté», précise Mme Gauthier. Le fait de recycler les capsules diffusées il y a 12 mois permet de sauver d’importants coûts de production et, conséquemment, d’investir davantage dans le temps d’antenne, de cibler les journaux et d’étirer la période de visibilité de cette vaste opération médiatique.
Bilan 2006
Malgré qu’il soit toujours difficile d’évaluer avec justesse les retombées d'une telle campagne, Laval avait été, en 2006, la seule région du Grand Montréal à faire mieux que l'année précédente, échappant ainsi au vent de morosité qui soufflait alors sur l'ensemble de la région métropolitaine.
Mais pour être honnête, si Laval a si bien tiré son épingle du jeu dans une industrie en perte de vitesse, c'était essentiellement en raison de l'impressionnante vigueur qu'a démontrée le marché des personnes âgées et non pas à cause des segments des maisons unifamiliales, jumelées, en rangée et du condominium, lesquels avaient tous perdu du terrain par rapport à 2005.
Vive compétition
Reste qu'une campagne promotionnelle de la sorte peut certainement faire une différence dans un contexte où Laval est en compétition directe avec les régions limitrophes des Laurentides, Lanaudière, Montréal et la Montérégie qui se disputent les familles quittant les régions éloignées à destination de la grande ville et ses couronnes.
La migration interrégionale joue également pour beaucoup dans la seule région métropolitaine, comme en font foi les quelques 20 000 personnes qui fuient chaque année l'île de Montréal à la faveur de la couronne, principalement chez les 25-44 ans.

Selon l'Institut de la statistique du Québec, la population lavalloise s’apprécierait de 16,5% au cours des 20 prochaines années pour atteindre le cap des 425 000 âmes. Au Québec, seules les régions des Laurentides, de l'Outaouais et de Lanaudière connaîtront une croissance démographique plus rapide que celle de Laval.

(Photo: Martin Alarie)

Fichier: Chantier

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