La Table de concertation St-François en action a présenté une formation sur les gangs de rue, les 8 et 22 novembre derniers. (Photo: Martin Alarie)
«Nous voulions mieux outiller les intervenants» - Yasmine Délice
La Table de concertation St-François en action a présenté une formation sur les gangs de rue
La Table de concertation St-François en action a présenté une formation sur les gangs de rue, les 8 et 22 novembre derniers.
Cinquante personnes ont pris place au centre communautaire St-Noël Chabanel afin d'entendre Chantal Fredette, conseillère clinique à la Pratique de pointe Gangs et Délinquance.
«C'est Caroline Creamer, de Mesures alternatives Laval, qui a proposé cette formation, explique Yasmine Délice, coordonnatrice de la Table de concertation de St-François en action. Elle fait partie de notre comité de partenaires qui regroupe le milieu scolaire et des intervenants du quartier.»
Direction d'écoles, enseignants et policiers, entre autres, ont assisté à cette session de sensibilisation qui visait à faire connaître le phénomène des gangs; comprendre l'expérience des adolescents dans les gangs et aider les intervenants à agir auprès des jeunes témoins, victimes et/ou impliqués ou à risque de l'être dans des activités de gangs.
«Le but était de mieux faire comprendre la réalité et apprendre à reconnaître les éléments perturbateurs. Nous voulions aussi mieux outiller les intervenants du quartier», souligne Mme Délice.
Démystifier
Josée Talbot, coordonnatrice du Centre Défi-Jeunesse, la maison des jeunes de St-François, a mentionné que cette formation démystifiait beaucoup certains faits véhiculés par les médias sur le phénomène de gangs de rue.
«Ça dédramatise la situation. On se rend compte que le phénomène n'est pas grandissant et ça remet les choses en perspective. Les gangs de rue, ça fait toujours peur quand on ne connaît pas vraiment le sujet et ces rencontres ont remis les pendules à l'heure», dit-elle.
Mme Talbot mentionne également que la clientèle de la maison des jeunes n'aborde pas souvent la question avec le personnel de l'organisme. «Je pense que ce sont les adultes qui sont plus alarmés. Les jeunes ne sont pas inquiets avec ça», termine-t-elle.
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