Sur les six feux de piétons testés, seuls trois fonctionnent. Les piétons se voient contraints de traverser à leurs risques et périls.
(Photo: Martin Alarie)
Les mégacentres: pas facile pour les piétons
Si circuler à pied dans un mégacentre un mercredi midi n'est pas de tout repos, l'exercice devient carrément dangereux le week-end, alors que des milliers de voitures y convergent. À l'approche du magasinage des fêtes, une seule consolation: les policiers comptent les fréquenter plus souvent.
Midi trente, mercredi, à l'intersection près du Super C, au mégacentre Notre-Dame. Une femme franchit les premières lignes jaunes de la traverse piétonnière. Un automobiliste passe en trombe en l'ignorant, donnant à penser qu'ici, la voiture règne en maître.
C'est à ce genre de comportement peu courtois que les agents peuvent s'attaquer, même dans les centres commerciaux privés, où le Code de la sécurité routière ne peut s'appliquer de la même façon que sur une voie publique.
Terrain privé
Dans les deux méga centres de Sainte-Dorothée, hormis quelques rares rues municipales, comme la rue de la Lavatère et la rue des Floralies, on est en territoire privé. Ce qui explique l'absence de panneaux de limite de vitesse dans ces centres, par exemple.
Est-ce que l'endroit devient pour autant un sanctuaire pour automobilistes débridés? Non, explique le sergent Bernard Sauvé. «Étant donné qu'on ne peut pas appliquer l'article 368 du Code de la sécurité routière, pour un stop mal fait, par exemple, on applique l'article sur «l'action imprudente», pour intervenir auprès d'un conducteur qui a une conduite dangereuse.»
Feux défectueux
Pour les piétons, le problème se corse quand vient le temps de traverser les voies de circulation pour passer d'un commerce à l'autre. Certaines intersections sont pourvues de feux, d'autres pas. Les panneaux d'arrêt sont rares. Quant aux six feux de piéton testés mercredi par L'édition de quartier Sainte-Dorothée/Ouest de Laval, la moitié ne fonctionne pas.
Aucune plainte formelle n'a été enregistrée à ce jour par le Département de police de Laval, affirme le sergent Sauvé, et les accidents n'y sont pas plus fréquents qu'ailleurs. Si on constate un problème, notamment aux feux de circulation, il faut communiquer avec le service aux citoyens, en composant le 311, rappelle-t-il.