Les verts saluent l'initiative de la STL
Ticket à 1$ en période de smog
Avec sa tarification liée aux alertes de smog, annoncée cette semaine, «la STL est en train d'écrire un chapitre important», souligne-t-on à l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).
«On les félicite. On n'est pas juste là pour chialer!» lance le président de l'AQLPA, André Belisle. La Société de transport de Laval (STL) est d'ailleurs, aux dires de M. Belisle, le partenaire le plus convaincu de l'AQLPA dans le cadre de son programme Faites de l'air!.
Ce programme permet à des propriétaires de vieux véhicules de mettre ces derniers au rancart, en échange de titres mensuels de transport collectif valables dans l'ensemble de la zone métropolitaine. Les véhicules âgés de 10 ans et plus représentent 10% du parc automobile, mais sont responsables de 50% des émissions polluantes.
Info-smog
Le programme Info-Smog, mis en place grâce à la participation conjointe de plusieurs paliers de gouvernement, fournit une prévision quotidienne de la qualité de l'air, diffusée sur Internet et dans les médias.
Laval fait partie des 14 régions administratives québécoises couvertes par le programme.
Moyennant une collaboration étroite entre les ministères impliqués et la STL, l'annonce d'une concentration de smog élevée, une douzaine d'heures à l'avance, enclenchera une baisse de tarif pour le lendemain. «On va aussi essayer de convaincre Transport Québec d'aviser les automobilistes via leurs panneaux d'affichage routiers», indique Pierre Giard, directeur de la STL.
Grâce à cette mesure, on estime que 1500 voitures pourront être retirées de la circulation les jours de smog. Et, qui sait, les automobilistes qui essaieront le transport collectif à ces occasions pourraient bien se convertir, espère-t-on.
Ailleurs
L'initiative de la STL, inédite au Québec, n'est pas entièrement nouvelle. «Ça existe déjà dans certaines grandes villes, comme Paris, cite Anie Létourneau, coordonnatrice transport écologique chez Équiterre. Les journées de pollution, c'est la gratuité pour le transport en commun.» Le concept a également été exploré avec succès à Windsor, en Ontario, en 2002.
Tout comme à Équiterre, la nouvelle mesure et la baisse des tarifs est accueillie positivement au Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval. «Je trouve cependant déplorable que la STL agisse seule, sans concertation avec la STM. Il faut arrêter de travailler par région et voir le transport en commun dans son ensemble», dit le directeur du CRE Laval, Guy Garand.
Ce dernier aimerait voir la STM et l'Agence métropolitaine de transport (AMT), qui gère les trains de banlieue, s'engager dans la voie tracée par la STL. La STM annonçait, jeudi, des hausses de tarif.