Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Courrier Laval
Pool_résultats_2009_2010
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Sauvez les dernières îles

Article mis en ligne le 2 décembre 2007 à 11:05
Soyez le premier à commenter cet article
Sauvez les dernières îles
Entre les villes de Sainte-Rose et de Terrebonne, en passant par Rosemère, Lorraine et Bois-des-Filion, un archipel d’une richesse exceptionnelle baigne dans la rivière des Mille Îles. Depuis les années 70, nous entendons parler de la conservation d’îles et de berges de ce secteur, dans le cadre du projet Archipel.
Avec la venue du groupe Éco-Nature, dans les années 1980, et de la Corporation de mise en valeur de la rivière des Milles Îles, de nombreuses îles ont été protégées et conservées dans le secteur Sainte-Rose/Rosemère. Tranquillement mais sûrement, de nouvelles acquisitions importantes viennent compléter le chapelet d’îles et de berges de cette section spectaculaire de la rivière.

Or, en 2007, il me semble surprenant d’entendre parler de projets de développement domiciliaire dans cette section exceptionnelle de la rivière des Mille Îles, après plus de 30 ans de conservation d’îles et de berges (94% des îles sont inhabitées).

Ainsi, quatre îles principales méritent une attention particulière afin de compléter un chapelet d’îles exceptionnelles déjà conservées: l’île Locas, l’île Saint-Joseph, l’île aux Vaches et l’île Saint-Pierre. De plus, ces îles ainsi que le reste de l’archipel baignent dans une eau de plus en plus claire, qu’on a dépolluée à coup de dizaines de millions de dollars.

Sans ces quatre îles, la section de la rivière déjà protégée entre Sainte-Rose et Terrebonne perdrait beaucoup de sa valeur malgré toute la bonne volonté des promoteurs immobiliers. Les centaines de millions de dollars déjà investis en acquisition, conservation et dépollution méritent une protection de ces investissements.

Pensons-y bien, une telle richesse naturelle, si facile d’accès (dont tout les attraits écologiques et éducatifs ne sont plus à démontrer) et à proximité d’une grande ville comme Montréal représenterait un patrimoine qui mérite une reconnaissance mondiale.

Au moment où la décision de construire un pont dans l’est semble irréversible ... le moins que l’on puisse demander pour compenser serait de conserver et protéger du développement les dernières îles de ce chapelet avant qu’elles ne soient elles-mêmes victimes du développement associé à la construction de ce pont.

Selon les nombreux groupes écologistes, (voir La Presse du 26 octobre 2007) la prise en charge de la conservation de ces îles est urgente avant que des dommages irréparables et permanents ne s’y produisent.

De plus, le coût d’acquisition de ces îles ne dépasserait pas le dixième de celui de la construction du pont dans l’est. Cet archipel abrite des centaines d’espèces animales et végétales qui y vivent depuis des millénaires. Le respect de cette biodiversité représente inévitablement le respect de la santé de l’humain et de sa qualité de vie à long terme.

Claude Blais, bachelier en Biologie

Enseignant à l’École International de Laval

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Pensez-vous que le secteur de la santé souffre d'un manque de moyens financiers et de personnel?
  • Oui
  • Non

Liens