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Une exposition en mémoire du 6 décembre

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 9 décembre 2007 à 8:40
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Une exposition en mémoire du 6 décembre
Une trentaine femmes artistes ont exposé 41 de leurs œuvres dans l'agora du Collège Montmorency pour souligner le 6 décembre. (Photo: Martin Alarie)
Une exposition en mémoire du 6 décembre
Du 5 au 7 décembre, une trentaine de femmes artistes ont répondu à l'invitation de la Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF) et exposé 41 de leurs œuvres dans l'agora du Collège Montmorency.
«Le réflexe est de regarder ailleurs les affronts subis par ces femmes; par contre, il faut aussi regarder dans notre cour, où des femmes sont victimes de plusieurs formes de violence», affirmait la présidente de la TCLCF, Chantal Crochetière, lors du vernissage de l'exposition Non à la violence! Nous la vivons au quotidien et c'est assez! le 6 décembre, dans le cadre de la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes.

«Nous devons garder une pensée pour les 14 jeunes décédées il y a 18 ans à Polytechnique», a ajouté Mme Crochetière, avant qu'on invite la quarantaine de personnes présentes à respecter une minute de silence.
Élan de solidarité
Trois photos de femmes de différents âges en noir et blanc, un bout de tissu sur lequel est inscrit «Non à la violence», Karla Garcia a pris position dans Ojos de vida et Yeux de vie. De son côté, Claire Marie Gosselin rend hommage à Sainte Agathe, la patronne des nourrices, alors que Diane Samuel, Manon Cantin, Chantale Thiboutot, Mimi et Isabelle Braband mettent en scène des vêtements de femmes, de l'enfance à l'âge adulte.
Invitée à se rendre au micro, l'auteure d'autocollants proclamant «Chaque jour est le jour de la femme», Céline B. Laterreur, a marqué sa solidarité envers «toutes les femmes battues ici et par le monde». «Je veux souligner les efforts des femmes qui tentent d'améliorer leurs conditions de vie», a-t-elle déclaré.

«L'initiative m'a urgemment interpellée. Je peins des portraits, voulant révéler la vérité et la vulnérabilité de mes personnages. Cette fois, c'est Atefah Sahaaleh et son histoire qui sont arrivées dans ma vie par Internet. Je lui consacre ce portrait posthume», a expliqué à son tour Mance Lanctôt, relayée au micro par Stéphanie Leblanc, dont le collage dénonce la pornocratisation de la société et l'hypersexualisation des fillettes, notamment sur Internet.

Marie-Ève Surprenant, coordonnatrice de la TCLCF, a finalement salué la militance des artistes participantes, avant de citer des extraits de la Chartre proclamée lors de la Marche mondiale des femmes en l’an 2000, devant l'Organisation des Nations Unies (ONU), à New York.



PHOTO DIGITALE ExpoTCLCF6dec2

(Photo: Martin Alarie)

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