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Laval lauréate d'un Prix Mérite

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 9 décembre 2007 à 10:10
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(Photo: Martin Alarie)">Laval lauréate d'un Prix Mérite
Une vue aérienne de l'usine de traitement de Pont-Viau, qui fait l'objet d'un projet de réfection d'environ 30 M$. (Photo: Martin Alarie)
Laval lauréate d'un Prix Mérite
Ville de Laval a reçu le Prix Mérite 2007, secteur public-municipal, décerné par la Société canadienne de l'analyse de la valeur, le 26 novembre dernier, pour la gestion de projets liés à la production d'eau potable.
La Société canadienne de l'analyse de la valeur (SCAV) est un organisme qui fait la promotion d'une méthodologie de gestion visant notamment à minimiser les coûts et les risques, optimiser les calendriers et évaluer les besoins de la clientèle visée par un projet.

Ville de Laval a adopté cette démarche pour une série de projets d'infrastructures de production d'eau potable.
En continu
Les projets de réfection des trois usines lavalloises (Chomedey, Sainte-Rose et Pont-Viau) de production d'eau potable ont permis à la municipalité de décrocher le prix. Ces projets sont toujours en cours d'élaboration, indique Jean Lavoie, assistant directeur, traitement des eaux, au Service de l'environnement de Laval.
La firme d'experts-comptables Raymond Chabot Grand Thornton accompagne Ville de Laval depuis les débuts des projets. «On travaille avec eux en mode continu. On a adopté cette démarche en amont», explique M. Lavoie.

«Quand un projet est lancé, on essaie de déterminer la clientèle et les risques du projet pour la qualité de l'eau, illustre Jean Lavoie. Par exemple, si on attend pour faire la réfection, quel seront les conséquences?»

La pièce maîtresse des projets, la réfection de l'usine de Chomedey, coûtera, à terme 70 M$. Il s'agit de remplacer une grosse partie de l'équipement, qui a atteint la fin de sa vie utile. Décanteurs, filtres et équipement de contrôle de l'ozonation subissent une cure de rajeunissement.
Dérapage
À l'usine de Pont-Viau, la phase I des travaux est amorcée. C'est d'ailleurs la négligence des ouvriers en charge des travaux qui avait permis au Courrier Laval de s'introduire dans l'usine, début septembre, par une porte laissée déverrouillée. L'équipe du journal avait pu déambuler partout, y compris près des bassins d'eau potable, sans être inquiétée.
Au chapitre de la minimisation des risques, ne s'agit-il pas d'un dérapage? «Des correctifs ont été faits, et seront faits pour les travaux à venir», assure Jean Lavoie. «En même temps, il ne faut pas en faire trop. Contrairement aux Américains, nous ne sommes pas une cible [pour le terrorisme].»

M. Lavoie fait part de l'ambivalence de la Ville entre l'idée de restreindre l'accès public aux installations d'eau potable, d'une part et faire preuve de transparence, par le biais de visites et d'événements publics, d'autre part. Dans le contexte actuel, où l'eau traitée en usine est en concurrence avec l'eau embouteillée, une entreprise de relations publiques avec la «clientèle» est primordiale, explique-t-il.

(Photo: usine pont Viau)

(Photo: Martin Alarie)
> L'eau lavalloise, en chiffres
3 usines de production d'eau potable

3 usines de traitement des eaux usées

4 usines de rechloration

73 stations de pompage

15 stations de mesure de pression

1500 km de conduites d'aqueduc

2600 km de conduites d'égout.
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