Lorsque les trottoirs ne sont pas dégagés, les piétons doivent partager la chaussée avec les automobilistes.
(Photos: Martin Alarie)
PHOTO DIGITALE : deneigement
Le déneigement crée de la grogne
Les opérations terminées pour Noël
«Ça me fait bien rire lorsque j'entends que le boulevard de la Concorde est l'axe principal est-ouest de la STL [Société de transport de Laval] et que je vois que les trottoirs ne sont pas déneigés et que les gens attendent l'autobus dans la rue.»
Résidant sur le boulevard de la Concorde Est, à Duvernay, Jacqueline Roosens s'explique mal pourquoi certains boulevards sont nettoyés alors que sa rue ne l'est pas. «Pourquoi Saint-Martin Est, à la hauteur des concessionnaires et des carrières, était nettoyé [mardi]?» demande-t-elle en notant que mercredi avant-midi, son secteur n'avait pas encore été fait.
Mme Roosens souligne qu'elle demeure près d'un centre d'achats, d'un secteur commercial et qu'il y a des écoles à proximité. La dame se pose des questions lorsqu'elle constate que le facteur ne lui livre plus le courrier parce que les trottoirs sont trop enneigés, mais que les enfants doivent se rendre à l'école en marchant sur le boulevard.
Du côté de la Ville, le porte-parole Marc Laforge, explique que le déblaiement des trottoirs dépend de la largeur de la rue. «On ne déneige pas le trottoir si l'étroitesse de la rue ne permet pas de recevoir la neige du trottoir sans réduire l'espace pour les voitures», affirme-t-il. Dans ces cas, les piétons doivent partager la chaussée avec les automobilistes.
:À voir les courriels et les messages téléphoniques s'accumuler, il semble que Mme Roosens ne soit pas la seule à être exaspérée par le déneigement des artères de Laval. Du côté d'Auteuil, Sylvain Marineau rapporte qu'aucun déneigement n'a été effectué sur la rue Rivière dimanche, alors qu'une trentaine de centimètres de neige sont tombés sur la région. «La fille de ma conjointe et sa petite famille sont restées coucher parce que leur auto est restée prise en plein centre de la rue. Il a fallu déneiger nous-mêmes la rue pour déprendre la voiture et la ramener dans notre entrée», rapporte-t-il en ajoutant qu'aucun véhicule d'urgence n'aurait pu se rendre dans son secteur. Il indique que le tassement de la neige a finalement été effectué à la fin de la nuit de dimanche à lundi.
Alors que la région métropolitaine a déjà reçu plus d'une centaine de centimètres de neige depuis le mois de novembre, Marc Laforge fait remarquer qu'il s'agit d'une hausse par rapport aux trois dernières années. «On n'est plus habitués d'avoir autant de neige», dit-il. En 2004, Laval a reçu 133 cm de neige, il en est tombé 188 cm en 2005 et 122 cm en 2006.
Plaintes
Sans pouvoir dire combien d'appels de plaintes ont été reçus par les téléphonistes du service 311, lors de la tempête du début du mois de décembre, le porte-parole de la Ville confirme que plus d'appels ont été enregistrés. «Plus il y a des précipitations, plus les gens appellent pour que le déneigement se fasse plus vite», dit Marc Laforge.
Il note que la mise en place des affichettes interdisant le stationnement pour des raisons de déneigement sans que les opérations aient lieu a irrité plusieurs personnes au cours des deux dernières semaines. «Les conseillers municipaux nous ont sensibilisés à cela. Nous sommes conscients qu'il y a des améliorations à apporter», admet le porte-parole qui relève du directeur général de la Ville.
M. Laforge estime que le nettoyage de la neige tombée dimanche demandera une semaine de travail aux équipes de déneigement. «Nous espérons que les rues seront propres pour Noël», ajoute-t-il en faisant remarquer que le soufflage a commencé lundi matin sur les grands axes.
PHOTO DIGITALE : enfant rue et pieton rue
(Photos: Martin Alarie)
PHOTO DIGITALE : deneigement
(Photo: Marc-André Ménard)
PHOTO DIGITALE : souffleuse
(Photo: courtoisie)
Rire dumonde
Claude QuennevilleArticle mis en ligne le 20 décembre 2007
La ville de Laval se fout joyeusement des citoyems dans le dossier déneigement;
On dit que la mise en place d'affiche trop tôt irrite les gens. Quand on crée une attente, il faut pouvoir y répondre.
Ne serait-ce que le boulevard Lévesque dans Pont-Viau, il n'y a pas de stationnement sur la rue. C'est aussi une route provinciale utilisé par des autobus de la STL. Pourquoi faut-il attendre une semaine avant que les trottoirs soient déneigés? C'est un accès directe au métro Cartier. Devoir marcher dans la rue n'incite pas les gens à utiliser le transport en commun. Déjà que les rues y sont étroites, avec des congères des deux côtés de la rues la circulation y est infernale. Va-t-il falloir une poursuite contre la ville par une compagnie d'assurance suite à l'incapacité des véhicules d'urgence de circuler par négligence pour que l'administration réagisse.