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Une exposition qui vaut le portrait

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 23 décembre 2007 à 6:15
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Les enfants et le portrait trace l'évolution du portrait de 1830 à aujourd'hui. (Photo: Martin Alarie)">Une exposition qui vaut le portrait
L'exposition Les enfants et le portrait trace l'évolution du portrait de 1830 à aujourd'hui. (Photo: Martin Alarie)
Une exposition qui vaut le portrait
La Salle Alfred-Pellan accueille jusqu'au 27 janvier l'exposition Les enfants et le portrait, qui retrace avec succès l'évolution de cet art immémorial qu'est le portrait, de l'arrivée de la photographie (1835) à aujourd'hui.
Qui n'a pas son portrait de famille accroché au-dessus du foyer ou posé sur un meuble du salon? De tout temps, l'homme a voulu reproduire son propre visage. Conserver en mémoire son image. Dès leur entrée à la Salle Alfred-Pellan, les visiteurs prennent connaissance de cette réalité bien humaine.

Au centre, des appareils photographiques. Un clin d'œil à la technologie qui a révolutionné l'approche du portrait chez les artistes-peintres. Sur les murs, une quarantaine d'œuvres, qui en fait la démonstration de 1830 à aujourd'hui.

Avec cet événement artistique, «c'est à la profondeur et la vulnérabilité du visage humain que nous sommes confrontés», font savoir François-Marc Gagnon, de l'Institut de recherche en art canadien Gail, et Stephen A. Jarislowsky, de l'Université Concordia.
Première époque
Dans la première époque, de 1830 à 1900, la pose est austère. Seuls les enfants montrent moins de retenue. Les grands portraitistes québécois du 19e siècle témoignent de la dignité des bourgeois et des notables, tels Antoine Plamondon, Théophile Hamel, Légaré, Jacobi et Ozias-Leduc. Si certains ont fréquenté les écoles européennes, la plupart sont autodidactes. Ils gagnent leur vie à peindre des portraits chez les riches.
«Il est intéressant de découvrir les vêtements de l'époque. Les femmes posent en robe du dimanche, les hommes en costume sobre de travail», observe Madeleine Therrien, commissaire qui a sélectionné les œuvres de l'exposition.

Autre détail à relever, le paysagiste Adrien Hébert qui sort ses modèles du fauteuil ostentatoire pour les amener à l’extérieur, avec un paysage en arrière-plan. Le modèle n'est plus le seul élément du tableau.
Deuxième époque et Pellan
«Dans le premier tiers du 20e siècle, on situe la personne dans son quotidien, sans décorum», annonce Mme Therrien, face aux trois œuvres de Louise Gadbois. Chez Holgate et Jori Smith, on est passé du salon à la cuisine, alors que chez John Lyman, Mimi Parent et Cosgrove, le portrait ne se concentre plus sur le seul visage. Le corps des personnages et leurs accessoires prennent de l'importance.
Peu avant ce constat, les visiteurs auront eu la chance de croiser trois Pellan. Créés à son retour de Paris, ces tableaux sont symboliques de la rencontre de Picasso par l'artiste de Sainte-Rose. Plus loin, Jean-Philippe Dallaire donne sa version du portrait surréaliste avec L'institutrice, une pièce qui ne manque pas d'humour.
Ère moderne
Après s'être laissés prendre au charme d'un adolescent triste de quitter sa maison --

on nous rappelle que jadis, le jour du déménagement était le 1er mai --, les visiteurs entreprennent le remarquable dernier droit de l'exposition. Se succèdent des toiles de Jean-Paul Lemieux, de Sylvie Bouchard et d’Yvette Froment.
Lemieux transgresse le cadre rigide de la représentation classique, usant d'une famille imaginaire faite de tristesse. Bouchard trace le type d'un jeune fumeur. Froment boucle l'union entre photo et peinture, s'inspirant de photographies pour forger des versions personnalisées de Marilyn et Maurice Richard.
Concours au primaire
L'exposition Les enfants et le portrait est le 11e événement artistique du genre organisé par le Musée des enfants et son président, Guy Cyr. Encore cette année, un concours de dessins a été tenu dans les écoles primaires de Laval. Des 3500 œuvres soumises, 50 ont été choisies pour l'exposition. Mentionnons la qualité du travail des Félix Gauvreau, Mona Issil, Myriam Thomas et Mélina Berniquez. L'an prochain, l'exposition sera consacrée à l'art inuit.
Information sur l'exposition «Les enfants et le portrait» pésentée à la Salle Alfred-Pellan, située à la Maison des arts de Laval (1395, boul. de la Concorde Ouest): 450 667-4440.

PHOTO DIGITALE EnfantsPortraits2 Laval

(Photo: Martin Alarie)
Des fêtes animées pour la famille
S'adressant autant aux adultes qu'aux familles, un programme d'animation a été mis en place par les gens de la Salle Alfred-Pellan. Des jeux animés sont mis à la disposition des familles pendant le temps des fêtes, les 27, 28 et 29 décembre, à 13h30, ainsi que le dimanche 20 janvier, à 14h. Une visite commentée sera aussi disponible pour tous le 20 janvier, à 14h. L'entrée est gratuite pour toutes ces activités. Information: 450 667-4440.

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