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Un ratio aréna-population peu reluisant à Laval

Un manque d’heures de glace prive des patineurs de pratiquer leur sport

par Sylvain Lamarre
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Article mis en ligne le 28 décembre 2007 à 9:59
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Un ratio aréna-population peu reluisant à Laval
Laval fait figure de parent pauvre concernant le nombre d'aréna sur son territoire. (Photo: Martin Alarie)
Un ratio aréna-population peu reluisant à Laval
Un manque d’heures de glace prive des patineurs de pratiquer leur sport
Selon des statistiques de l’Association québécoise des arénas et installations récréatives et sportives (AQAIRS) de 2006-07, Laval occupe le bas fond du classement à travers la province pour le nombre d’aréna par habitant, soit un aréna pour 36 800 Lavallois.
Une statistique peu reluisante, qui ne semble pas trop secouer le maire Vaillancourt. «Nous avons des besoins à satisfaire, comme les autres régions du Québec, au niveau des équipements majeurs.» La moyenne provinciale est d’un aréna pour 25 145 citoyens. Sherbrooke arrive en tête de liste avec un aréna pour 18 400 âmes.

«Ce sont des statistiques alarmantes. Ça montre l’urgence de la construction de glaces à Laval», a précisé le président de la Corporation du complexe sports de glace Laval, Michel Demers.

Le manque d’heures de glace au hockey, patinage artistique, patinage de vitesse et ringuette est directement lié au ratio d’aréna-population peu élevé que l’on retrouve sur le territoire lavallois.
Hausse de 35% des joueurs au hockey
Hockey région Laval a fait face à une augmentation de 35% de joueuses et joueurs depuis une décennie, passant de 3360 (1997-98) à 4535 (2007-08). «Cette augmentation a des répercussions directement sur le nombre d’heures de glace. Nous n’avons pas refusé de joueurs, mais nous avons dû être créatifs. Nous avons mis plus de joueurs par équipe etc.», a-t-il assuré.
Pour ce qui est du patinage artistique et du patinage de vitesse, les deux activités sont contingentées. Pourtant, les deux sports font face aussi à une hausse au niveau des inscriptions. En 2007-08, le patinage artistique compte sur 1531 patineurs alors que le patinage de vitesse a accueilli 425 patineurs dans ses rangs, un record d’inscriptions.

Le Courrier Laval a appris que près de 300 patineurs ne peuvent pratiquer leur sport préféré (patinage artistique et patinage de vitesse) en 2007-08, parce que les associations n’ont pas été en mesure de trouver du temps de glace.

«Nous avons dû refuser des inscriptions. Nous n’avons pas le choix de contingenter nos programmes», ont admis en chœur Michelle Casoni (présidente de l’association régionale de patinage de vitesse de Laval) et Carole Pageau (présidente de l’association régionale de patinage artistique de Laval).
Casse-tête pour les heures de glace
Martine Deschamps de Hockey région Laval a été à même de constater tous les maux de tête que cause le manque d'heures de glace. Et c’est vrai autant pour le hockey, le patinage artistique, le patinage de vitesse et la ringuette. «Au hockey, il nous manque 6 000 heures de glace par année.»
Le besoin pour les quatre sports est de 26 528 heures. Le total d’heures allouées par la Ville est de 22 010 heures. «C’est plus de 4000 heures de glace qui nous manque», a mentionné Michel Demers.

Dans un tel contexte, il n’est pas surprenant d’apprendre que des équipes de hockey de Laval doivent jouer et pratiquer à Deux-Montagnes, Rosemère, Montréal, Terrebonne et la région de Bourassa (Montréal-Nord, Saint-Léonard, Anjou et Montréal-Est).

M. Demers est catégorique : «Ça prend un Complexe 4 glaces à Laval pour régler le problème du manque d'heures de glace disponibles.»

La disponibilité des glaces est devenue insuffisante à Laval selon les normes établies par Hockey Québec et en comparaison à d’autres régions. Ce manque d’heures de glace a des répercussions sur le hockey récréatif (simple lettre) et compétitif (double lettre). Par exemple, les hockeyeurs des équipes double lettre doivent pouvoir pratiquer deux fois par semaine. Plusieurs équipes pratiquent une seule fois et certaines n’ont aucune pratique hebdomadaire.

Au niveau du patinage artistique, les athlètes de pointe ne peuvent s’entraîner sur le territoire lavallois. Les patineurs en danse et en couple doivent pouvoir s’entraîner sur une glace de dimension olympique. Sans elle, ça signifie l’exode des meilleurs patineurs vers des centres en périphérie (Montréal et Rive-Sud).

Sans deux glaces adjacentes, il est impossible de présenter des compétitions d’envergure internationale puisque Laval ne répond pas aux critères de sélection de Patinage Canada. «Aucune de nos installations ne peut accueillir des championnats provinciaux, nationaux ou internationaux», a conclu Michel Demers.
Sports Heures requises Heures allouées par la Ville
Hockey 16 250 h 12 300 h

Patinage de vitesse 868 h 760 h

Patinage artistique 8 970 h 8510 h

Ringuette 440 h 440 h
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