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Pêche blanche: à vos risques

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 6 janvier 2008 à 7:52
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Pêche blanche: à vos risques
Alors que les motoneiges, les patineurs et les skieurs s'abstiennent toujours, les adeptes de la pêche blanches sont plus téméraires. (Photo: Martin Alarie)
Pêche blanche: à vos risques
Alors que les motoneigistes, les skieurs et les patineurs ne s'aventurent pas encore sur la glace, les cabanes de pêche prolifèrent déjà à Laval-Ouest.
Les 30 cm de glace requis pour le balisage d'un sentier de motoneige sur la rivière des Mille Îles n'ont pas encore été atteints. Éco-Nature, qui gère les activités de plein air du Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, n'a pas encore entamé sa saison hivernale sur les berges et sur la rivière.

Autant d'indices qui portent à croire que les cabanes de pêche blanche, récemment apparues, dans le paysage riverain, ne sont pas sécuritaires.

Le 28 décembre dernier, la firme de surveillance et de prévision des crues et des embâcles Hydro-Météo mesurait 31 cm d'épaisseur de glace, sur la rivière des Mille Îles, et 24 cm sur la rivière des Prairies.

Ces épaisseurs sont toutefois prises en des endroits spécifiques, et peuvent varier en fonction des courants et des températures.

«Moi, je n'irais pas», lance Luc Chapu, chef des opérations du service des incendies de Laval. Les pompiers, qui peuvent être appelés à intervenir lorsqu'une situation d'urgence se présente, ne procèdent à aucun examen de l'épaisseur de la glace.

«Ils y vont à leurs propres risques, estime M. Chapu. Chaque année, on entend parler de cabanes ou de camions qui s'enfoncent.»

Au département de police de Laval, on admet n'avoir aucun pouvoir au chapitre de la prévention. La présence des cabanes pose par ailleurs un problème, dans l'éventualité où une intervention d'urgence nécessiterait l'utilisation d'un aéroglisseur dans le secteur. «Est-ce qu'on pourrait les évacuer?» s'interroge le sergent Bernard Sauvé.

(Photo: cabanes)

(Photo: Martin Alarie)

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