Caroline Saumure et Pierre Bélanger tentent présentement de trouver un endroit pour relocaliser le Centre Marcelle et Jean Coutu, alors que les enquêteurs (en arrière-plan), tentent toujours de déterminer les causes de l'incendie.
(Photo: Martin Alarie)
«On veut se relocaliser, et vite»
Des centaines de personnes handicapées perdent une ressource majeure
Alors que les enquêteurs n'ont pas encore terminé leur boulot, le Centre Marcelle et Jean Coutu tente déjà de dénicher un endroit où se relocaliser, question d'accommoder les 275 personnes handicapées qui bénéficiaient de ses services.
Dans son édition de dimanche dernier, le Courrier Laval relatait qu'un incendie avait fortement endommagé les locaux abritant le Centre Marcelle et Jean Coutu, un centre de loisir et d'hébergement pour personnes souffrant d'un handicap physique ou intellectuel.
Hier (mercredi), le directeur général de la Fondation Intégraction, Pierre Bélanger, et la responsable résidentielle, Caroline Saumure, ont accordé au journal une visite de ce qu'il reste du centre, construit en 2001.
Au rez-de-chaussée, c'est surtout les dégâts causés par l'eau qui sautent aux yeux. Les murs et plafonds de presque toutes les pièces sont à refaire.
C'est toutefois au deuxième étage que l'incendie à fait tous ses ravages. C'est sur cet étage que se situait le siège social de la Fondation Intégraction, qui construit et administre plusieurs ressources pour personnes handicapées.
De la salle de conférence aux bureaux, en passant par les toilettes et les archives, il ne reste que des cendres, des vestiges de certains meubles et, surtout, une très forte odeur de fumée et d'humidité.
«C'est comme un mauvais rêve, commente Caroline Saumure. On ne le réalise pas encore. Le centre était très occupé, depuis son ouverture. On s'apprêtait même à l'agrandir, parce que l'espace ne suffisait plus à la demande.»
«On ne sait pas encore si on va pouvoir restaurer le bâtiment ou si on devra le faire démolir et le reconstruire, avance quant à lui Pierre Bélanger. Une fois que les enquêteurs auront terminé leur travail, on procédera à l'évaluation.»
Interrogés sur place, les enquêteurs ont d'ailleurs indiqué qu'après trois jours, ils étaient toujours dans l'impossibilité de déterminer ce qui a pu causer l'incendie, qui a démarré au niveau du toit. Les gicleurs l'auraient d'ailleurs empêché de se propager trop rapidement.
Lorsqu'il s'est déclaré, vendredi, vers 14h30, une quinzaine de personnes se trouvaient à l'intérieur. Personne n'a été blessé ou incommodé par la fumée.
Familles inquiètes
Tandis que les responsables du centre ne savent toujours pas ce qu'il adviendra de leur bâtisse, les familles des personnes handicapées qui bénéficiaient de ses services manifestent beaucoup d'inquiétude, depuis le sinistre.
Normal, quand on sait qu'environ 275 bénéficiaires se rendaient au Centre Marcelle et Jean Coutu, à chaque semaines, et que certaines le faisaient sur une base quotidienne.
«C'est certain que nous allons rouvrir, et fort probablement à court terme, assure Caroline Saumure. En attendant que le centre soit rénové ou rebâti, nous installerons les services temporairement ailleurs. L'école Ulric Debien, juste en face, est l'une des possibilités.»
«Nous profitons d'une belle mobilité, ajoute M. Bélanger. Plusieurs de nos partenaires nous ont déjà assuré de leur aide, ce qui nous donne une bonne tape dans le dos.»
Inauguré dans ses nouveaux locaux en 2002, le Centre Marcelle et Jean Coutu offrait, depuis 1998, un lieu de loisir aux personnes handicapées, mais aussi des services de répit à leurs familles. Neufs enfants autistes y étaient d'ailleurs hébergés, une nuit par semaine.
La deuxième phase de construction, qui était prévue d'ici 2009, prévoyait notamment de doubler l'espace d'hébergement.