La présidente de la Commission scolaire de Laval, Francine Charbonneau, se questionne sur les conclusions de l'étude sur la motivation au travail des enseignants de Laval.
(Photo: Martin Alarie)
«On peut faire dire aux chiffres ce que l'on veut» - Francine Charbonneau
La CSDL réagit à l'étude sur la motivation de ses enseignants
En réaction aux résultats préliminaires de l'étude sur la motivation au travail des enseignants de Laval, la Commission scolaire de Laval (CSDL) admet qu'elle devra s'y attarder, malgré qu'elle se questionne sur la véracité des conclusions qu'on y apporte.
Dans son édition de dimanche dernier, le Courrier Laval dévoilait les résultats préliminaires d'une étude menée par une professeure de l'École nationale de l'administration publique. L'étude révèle notamment qu'un peu plus de la moitié des 250 enseignants interrogés affirment être insatisfaits au travail, et que 21 % d'entre eux prétendent avoir une santé mentale moyenne ou mauvaise.
Ils montrent majoritairement du doigt la réforme, le manque de ressources, l'intégration des élèves avec des troubles d'apprentissage et l'absence fréquente de la direction.
«On peut faire dire aux chiffres ce que l'on veut, estime Francine Charbonneau, présidente de la CSDL. Je ne suis pas étonnée des problématiques qui ressortent, mais je me demande à quel point une étude qui relate les réponses de 250 enseignants sur les 4000 qui travaillent pour nous est révélatrice.»
«Mais que les résultats soient justes ou non, nous devons nous y attarder, poursuit-elle. Nous ne nions pas qu'il existe une certaine fatigue chez nos enseignants, et c'est très compréhensif, surtout à cette période de l'année scolaire. Pour toutes les insatisfactions énoncées dans l'étude, nous sommes d'ailleurs toujours ouverts aux nouvelles idées qui pourraient être amenées en partenariat avec le syndicat.»
Intégration
Mme Charbonneau affirme avoir été particulièrement étonnée en prenant connaissance des déclarations du Syndicat de l'enseignement de la région de Laval, via son président, Michel Trempe, qui soutient que depuis que la réforme est en place, les enseignants doivent fonctionner malgré une intégration de masse des élèves en difficultés d'apprentissage.
«Elle a le dos large, la réforme, soutient la présidente de la CSDL. La Commission scolaire de Laval est présentement scrutée à la loupe par le gouvernement parce qu'elle est l'une de celles qui font le moins d'intégration. Et quand M. Trempe affirme que nous avons adopté une politique de fermeture des écoles par économie, il fait erreur. Au primaire, il n'y a présentement aucun manque d'espace. Quant au secondaire, il y a une minorité d'écoles où l'espace est manquant, mais c'est parce que nous avons des changements à apporter dans la répartition de nos élèves, ce qui sera fait sous peu. Ça n'a rien à voir avec des fermetures d'écoles.»