Nicolas Macrozonaris tentera de se qualifier pour les Championnats du monde d’athlétisme en salle. (Photo: Martin Alarie)
Nicolas Macrozonaris rêve aux mondiaux en salle
En route vers une troisième participation aux Jeux olympiques
Après avoir connu des déboires en piste et avec Athlétisme Canada au cours des dernières années, le sprinter lavallois Nicolas Macrozonaris aimerait pouvoir se qualifier pour les Championnats du monde d’athlétisme en salle qui se tiendront en mars, à Valence, en Espagne.
Malgré une légère blessure, Macrozonaris se sent d’attaque. Pour l'homme le plus rapide au pays, il s'agit là d'une première étape vers les Jeux olympiques de Beijing. «Je me prépare pour la grosse compétition à la fin du mois de février. Je dois réussir mon standard canadien, afin de participer aux mondiaux. Ça devrait être réalisable. Je vais le réussir», a-t-il confié avec optimisme au Courrier Laval. Pour se faire, il devra courir sous les 6,65 secondes, une performance qui lui donnerait accès aux Championnats du monde au début du mois de mars, en Espagne.
En fin de semaine dernière, Macrozonaris a échoué dans sa tentative de se qualifier en réalisant un temps de 6,68 secondes à une compétition tenue à l'Université McGill, où avait lieu une rencontre au sommet sur 60 m entre deux des meilleurs sprinters canadiens: Macrozonaris et Hank Palmer. Ce dernier l'a emporté par trois petits millièmes en 6 secondes 68 centièmes. L’athlète de Chomedey n'avait jamais concédé la victoire à Palmer sur cette distance auparavant. Malheureusement, ils n’ont pas réussi leur standard.
Macrozonaris et son partenaire d’entraînement auront une autre chance d'obtenir cette qualification lors de la compétition du 8 février, à Saskatoon. La date limite pour réaliser le standard est le 18 février. «Je crois toujours en mes chances», a-t-il insisté.
Le contexte d’entraînement est idéal pour Macrozonaris. «Je suis de retour depuis sept mois à Montréal où je m’entraîne avec Hank Palmer. On se pousse, puis on amène le meilleur de chacun de nous.»
Le Lavallois était présent à la 39e édition des relais Dartmouth à Hanover, au New Hampshire, les 12 et 13 janvier. Il s’est retiré de la finale en raison d’une blessure, après avoir remporté ses vagues de quart de finale et de demi-finale. «Je ressentais de la douleur à la cuisse gauche. J’ai préféré ne pas participer à la finale afin de ne pas aggraver ma blessure.»
Une troisième participation aux olympiques
Les attentes sont très élevées à l'endroit de Macrozonaris depuis qu’il a battu le record de l’Américain Tim Montgomery au 100 m en 2003, au Mexique. Mais depuis ce temps, les résultats se sont fait attendre. Des blessures et une mésentente avec Athlétisme Canada ont aussi freiné sa progression. Après les Jeux de Sydney (2000) et Athènes (2004), le quadruple champion canadien au 100 m veut participer à ses troisièmes Jeux olympiques à Beijing, cet été. Il devra réaliser un chrono de 10,13 s.
«Je suis capable de courir le 100 m en 10,13 s. Pour les Jeux olympiques, je veux y aller par étapes. Faire la finale à Beijing, c’est un de mes objectifs. Une fois en finale, on ne sait pas ce qui peut arriver. Je pourrais peut-être gagner une médaille», a-t-il admis.
Au fil des ans, son discours a quelque peu changé concernant l’importance du relais. Macrozonaris se croise les doigts pour Beijing pour le relais masculin et aussi pour le 200 m. «Je veux ma place sur le relais. Nous devrons nous classer parmi les seize meilleures équipes au monde au relais. J’aime nos chances. On s’entraîne comme une équipe. Je n’écarte pas la possibilité de me qualifier également pour le 200 m», a-t-il conclu.
«Je suis capable de courir le 100 m en 10,13 s».
-Nicolas Macrozonaris