André Porlier, directeur général du CRE-Montréal.
(Photo: Martin Alarie)
A-25 : le procès est reporté
Le gouvernement Charest refuse de retarder le début des travaux
Les environnementalistes devront prendre leur mal en patience puisque le Procureur général du Québec a obtenu de la Cour supérieure le report d’au moins quelques semaines du procès qui devait s’ouvrir ce jeudi 7 février.
C’est un congé médical de l’avocate du Procureur général au dossier qui explique cette décision tombée aujourd’hui, à moins de 48 heures du procès visant à faire annuler le décret du gouvernement Charest autorisant le prolongement de l’autoroute 25.
Considérant que les travaux en rivière doivent débuter en mars, la Coaltion formée du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Montréal, Équiterre et de Greenpeace avait en novembre 2007 réussi à faire devancer de trois mois l’ouverture du procès initialement prévue pour le mois de mai 2008.
«Le gouvernement du Québec doit faire preuve de cohérence, a fait savoir par voie de communiqué André Porlier, directeur général du CRE-Montréal. S’il faut retarder le début du procès, il doit aussi retarder le début des travaux. Il serait inadmissible que le gouvernement profite du report du procès pour entamer les travaux de construction du pont de la 25 et ainsi nous placer devant un fait accompli.».
La Coalition est d’avis que l’on «pourrait très bien attendre encore quelques mois» le parachèvement d’une autoroute «attendu depuis 25 ans».
«Compte tenu des circonstances exceptionnelles vécues à la Cour», estime le responsable de la campagne Énergie et changements climatiques de Greenpeace, Arthur Sandborn, «le gouvernement devrait surseoir aux travaux».
Enfin, la Coalition précise que jusqu’à maintenant, le gouvernement Charest a refusé de retarder le début des travaux. La nouvelle date du procès devrait être connue au cours des prochains jours.
(Photo: Martin Alarie)