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Lire sans sortir sa loupe

Livres en grands caractères

par Geneviève Fortin
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Article mis en ligne le 12 février 2008 à 12:39
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Lire sans sortir sa loupe
Selon Béatrice Picard, ces livres ne s'adressent pas seulement aux personnes qui ont des problèmes de vision (Photo: Courtoisie)
Lire sans sortir sa loupe
Livres en grands caractères
Avec les années, ce qui était un passe-temps agréable peut devenir une activité pénible. C'est pourquoi les livres en grands caractères ont fait leur apparition sur les rayons des libraires et des bibliothèques.
Dans un contexte de vieillissement de la population et pour répondre aux demandes de ses lecteurs, la maison d'édition lavalloise Guy Saint-Jean publie des auteurs québécois dans ce format plus confortable pour la lecture. Ce printemps, aux 12 titres déjà parus dans la Collection Focus s'ajouteront les tomes 5 et 6 de la saga Les années du silence de Louise Tremblay-d'Essiambre, le troisième volet du Royaume de mon père de Fabienne Cliff et Marie LaFlamme, de Chrystine Brouillet.

«Je suis contente que l'on prenne le temps de mettre les auteurs québécois en première place», affirme la porte-parole de la Collection Focus, la lavalloise Béatrice Picard. Celle-ci connaissait déjà les livres en grands caractères puisqu'elle en achetait pour sa mère qui était semi-voyante à la fin de sa vie. «À l'époque, il n'y avait que des éditions françaises. Elle lisait les romans québécois avec une loupe», se souvient la comédienne.

Mme Picard constate que les livres en grands caractères lui permettent de lire davantage au terme d'une journée de travail. «Je lisais moins. Maintenant, je lis avec bonheur et confort parce que je n'ai plus à me forcer la vue. C'est comme se glisser dans des pantoufles», dit-elle.

Selon la dame de théâtre, ces livres ne s'adressent pas seulement aux personnes qui ont des problèmes de vision. «Est-ce qu'on peut se faciliter la tâche?» demande-t-elle.
En bibliothèques
Disponibles en librairie et parfois jusque dans les pharmacies, les livres en grands caractères ont également leur place sur les tablettes des bibliothèques de la Ville de Laval. Sandra Alaouz, bibliothécaire, indique que la collection de la municipalité en compte depuis une quinzaine d'années.
Si le réseau des bibliothèques lavalloises ne tient pas de statistiques précises sur le profil des usagers qui empruntent ces livres, Mme Alaouz constate qu'il s'agit en majorité de personnes âgées qui ont les yeux fatigués. Les malvoyants ne seraient pas la part importante de la clientèle.

Les bibliothèques possèdent surtout des romans afin de répondre à la demande qui se situe surtout au niveau de la lecture de détente. Selon ce qui est disponible, le réseau lavallois se procure des titres autant auprès des éditeurs français, américains que québécois.

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