Santé: les services en anglais à améliorer
Face à une population de moins en moins francophone, le réseau de santé régional n'a d'autres choix que d'améliorer rapidement l'accès à ses services en anglais.
Selon Statistique Canada, la proportion de Lavallois ayant le français comme langue maternelle a diminué de 9% en dix ans, une réalité qui oblige plusieurs secteurs à s'adapter.
En santé, l'Agence de la santé et des services sociaux (ASSS) vient justement de rendre public son programme d'accès à ses services en langue anglaise 2007-2010.
Pour cibler les différents besoins du territoire, le comité en charge du dossier a consulté certains groupes communautaires qui interviennent directement avec les personnes de langue anglaise. Pour chacun des besoins ciblés, des solutions ont été proposées.
Parmi les besoins, on apprend notamment que, même si plusieurs améliorations ont été constatées à l'urgence de l'hôpital de la Cité de la santé, certaines lacunes sont encore notées une fois que les patients de langue anglaise sont admis à l'hôpital, à l'étage.
Le rapport fait aussi mention des difficultés éprouvées en ce qui concerne les services téléphoniques de l'hôpital.
On recommande aussi de mettre l'emphase sur la prévention, en améliorant le nombre de services aux personnes âgées d'expression anglaise.
Par ailleurs, il semblerait qu'il soit plus facile d'obtenir des services en anglais en cabinet privé, que des difficultés ont été remarquées au service Info-Santé, et qu'il demeure toujours plus facile de recevoir des soins en anglais dans les hôpitaux montréalais qu'à la Cité de la Santé.
Améliorations
D'ici les cinq prochaines années, les personnes consultées aimeraient constater, entre autres, une amélioration dans l'accès aux médecins de famille d'expression anglaise, l'instauration d'un service de transport pour tous les usagers qui nécessitent l'accès aux services hors région qui ne sont pas disponibles à Laval, l'offre d'une formation aux intervenants sur la langue anglaise et sur le droit des personnes anglophones à recevoir des services dans leur langue, et la mise en place d'un mécanisme d'assistance aux plaintes pour les anglophones.
Un questionnaire transmis à la Commission scolaire Sir Wilfrid Laurier a aussi permis de montrer du doigt des problèmes d'accessibilité pour certains services, dont la pédopsychiatrie, l'orthophonie, l'ergothérapie, un manque d'éducateurs spécialisés parlant assez bien anglais, ainsi qu'un grand problème pour les jeunes anglophones ayant un trouble de drogue, qui ne bénéficient d'aucun service en anglais, ni intervention, ni centre de traitement en toxicomanie.
Le programme d'accès aux services de santé et aux services sociaux en langue anglaise découle d'une politique ministérielle enjoignant toutes les agences de santé de la province de mettre en place ce type de programme.
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(Photo: Courtoisie)